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Du vin végétalien ?

J'examine mon verre de vin blanc en l'inclinant à la lumière, à la recherche de particules dans le liquide jaune pâle. "Tous les vins ne sont-ils pas végétaliens ? " L'idée semble grotesque, bien sûr qu'ils sont tous végétaliens ! La fabrication du vin est naturelle par essence : produit du raisin, fermentation naturelle, tonneaux en chêne. Rien qui ne puisse vous indiquer que des animaux auraient été utilisés pendant l'élaboration de la cuvée.
Malgré tout quelques établissements affichent leur vin comme "convenant aux végétaliens" ce qui soulève la question suivante : "un sombre secret dont les végétaliens devraient être avertis se cache-t-il derrière ces étiquettes ? ".
Une question aussi importante demande une recherche approfondie et "débouchonnante".
Pourquoi certains vins sont-ils végétaliens et d'autres pas ? Tout est dans le collage. Le collage est le procédé qui consiste à extraire les impuretés du vin pendant son vieillissement afin de produire un produit plus limpide et plus stable. L'agent de collage est ajouté au vin dans son tonneau ou sa cuve et se dépose en entraînant avec lui les protéines, les levures, les mauvais arômes et autres particules organiques avant d'être évacué facilement. Le vin clarifié est alors transvasé dans une cuve propre mais peut contenir encore de minuscules traces, s'il en est, de l'agent de collage.
Ce que les végétaliens ont du mal à digérer est le fait que la majorité des agents de collage utilisés aujourd'hui sont des dérivés de produits animaux. Ces agents peuvent contenir entre autre de la colle de poisson (provenant de la vessie d'esturgeon), de la gélatine (tirée des os et des tendons bouillis de vaches ou cochons), du blanc d'œuf (ou albumine) et de la caséine (une protéine de lait). On pouvait même trouver du sang de taureau "sangre de toro" à l'époque mais il n'est plus utilisé dans les sociétés Européennes ou Américaines car le merlot Vache Folle se vendrait mal !
Il existe des alternatives qui ne contiennent pas de produits animaux, par exemple la bentonite, une poudre d'argile naturelle et la "sparkaloid", une terre diatomée (constituée de micro algues du même nom). Celles-ci agissent comme des aimants qui s'attachent aux matières en suspension et les entraînent vers le fond.
Différents agents sont utilisés pour affiner différents types de vin et le producteur a toujours le dernier mot. En fonction de la cuvée, on peut utiliser de la gélatine pour enlever l'amertume alors que la bentonite pourrait être trop agressive et serait susceptible d'entraîner les arômes clés avec les impuretés. Alors que les produits animaux sont utilisés en majorité, pourquoi certains producteurs se dirigent-ils vers des méthodes plus humaines ?
Paul Frey, un producteur des vignobles Frey 100% bio et végétalien en Californie explique que les produits animaux ne sont tout simplement pas nécessaires si l'on sait comment tirer le meilleur de Dame Nature." Il n'y a pas besoin d'affiner les vins rouges si vous utilisez des raisins de bonne qualité et en bonne santé ".
Alors d'ici à ce que plus de producteurs apprennent à faire pousser des vignobles "en bonne santé ", qu'ils n'aient plus besoin de collage pour faire un bon vin, les connaisseurs éclairés devront choisir parmi la courte liste des vins végétaliens pour faire descendre leurs "pasta prima-vera". Nous rêvons bien sûr du jour où les vins végétaliens auront droit à leur propre emplacement dans les magasins, même si ce n'est qu'un ou deux rayons, en bas, à côté des vins bio...

Réf : VÉGÉTARIENS MAGAZINE MAI 2007 N°8

L'agriculture biologique sans l'exploitation des animaux, simple, sans cruauté, saine, écologique

A première vue, l'idée de l'agriculture biologique des plantes sans engrais d'origine animale, même sans aucun produit de provenance animale, pourrait nous paraître peu pratique ou bien irréalisable. Cependant, prenons le temps de réfléchir aux raisons fondamentales pour lesquels nous voudrions pratiquer de l'agriculture bio.

La plupart d'entre nous qui soutenons et pratiquons des techniques biologiques le faisons parce que nous voulons éviter l'utilisation excessive des produits chimiques qui ont le potentiel de nuire à notre planète et à nous-mêmes. Nous considérons notre environnement comme ressource à bien gérer, non pas à exploiter et, dans plusieurs cas, nous remarquons que l'industrie agricole travaille à l'encontre des intérêts du consommateur, parfois à tel point que même notre santé puisse être menacée. En outre, les coûts des engrais et d'autres produits chimiques sont souvent inabordables, indépendamment du fait que ces produits occasionnent des dégâts locaux. Le goût et la valeur nutritive du produit final vont sans dire!

On peut donc maintenir que l'agriculture biologique sans engrais d'origine animale ni produits dérivés soit le résultat logique de ces points de vue.

L'agriculture biologique sans animaux, parfois appelé bio sans bétail et parfois bio-vegan ou bio végétal, comprend les valeurs et techniques biologiques, tout en déclinant l'utilisation des engrais d'origine animale et des matériaux de dérivation animale, tels que sang, poisson et os ou les engrais provenant de l'élevage de volaille. Au lieu de cela, la productivité du sol est maintenue grâce à des méthodes consacrées par l'usage, telles que les engrais verts, le sous ensemencement, les composts et la rotation judicieuse des cultures. C'est un système favorable à l'environnement, conforme aux principes de la Fédération Internationale des Mouvements d'Agriculture Biologique.

Et c'est un système réussi ! Plusieurs individus partout dans le monde ont employé des méthodes sans apports d'origine animale pendant des années et il existe un nombre croissant de jardins maraîchers qui font marcher des entreprises rentables en utilisant ce système. Sur une échelle plus grande, le Centre de Recherche britannique de Elm Farm, respecté nationalement, mène un programme biologique sans bétail réussi depuis de nombreuses années. D'autres corps à l'échelon national ont conclu que cette méthode est à la fois féconde et durable, offrant aux agriculteurs arables plus de bénéfices que les systèmes conventionnels.

Ces méthodes remettent en cause des siècles d'usage agricole ainsi que la perception que le bétail amène l'harmonie écologique et qu'il soit indispensable d'utiliser le fumier et les produits d'origine animale afin de réussir la cultivation organique; pourtant à la fin, la vie dépend des plantes, qui ne doivent pas passer par un animal afin d'être efficace. Beaucoup de gens qui eux-mêmes ne poursuivent pas un régime végétarien ou végétal ont quand même pris connaissance des bénéfices de l'agriculture bio sans bétail.

Alors, quels sont les avantages de ce système ? Premièrement, nous savons maintenant que la plupart des animaux destinés à la table proviennent d'un système de production cruel et malsain. Ceci nous emmène à remettre en cause les effets des fumiers et d'autres produits dérivés. Les déchets issus de l'agriculture traditionnelle sont suspects - un article dans le journal WHICH? (juillet 1997) a indiqué les risques potentiels des ordures animales, le ESB, E-coli, la salmonelle etc. et la contamination par les OGM est encore un souci. L'envergure de la contamination sera variable, et fait l'objet de beaucoup de discussion. Cependant, des faits révélés par les crises du BSE, des OGM et de la fièvre aphteuse au Royaume-Uni, il ressort que les produits dérivés de l'élevage intensif des animaux puissent poser un grand problème. Pour nos jardins particuliers, il est possible d'obtenir des fumiers biologiques et sans OGM, mais l'élevage biologique des animaux a besoin d'une très grande superficie et d'énormes quantités d'eau et si la production biologique va en croissance, il serait difficile, si non impossible, de trouver les engrais biologiques nécessaires.

Il y a d'autres questions concernant l'environnement à considérer. D'après le Professeur C.R.W. Spelding, un des scientifiques agricoles britanniques les plus distingués : "… la production des animaux paraît presque toujours moins efficace que les récoltes alimentaires … la production de l'énergie et des protéines est toujours plus élevée en provenance des récoltes alimentaires que des animaux…" Si la population en expansion du monde va être nourrie sans créer un désastre global de l'environnement, des alternatives doivent être examinées. Sur une grande échelle, les déjections animales continuent à polluer l'eau et créent des problèmes partout dans le monde développé. Un article récent dans le journal New Scientist explique que plus que le tiers de tout l'azote appliqué comme engrais sur les fermes débouche éventuellement comme déjections animales déchargées dans l'environnement, occasionnant l'eutrophication et créant des "Zones Mortes" dans la mer.

Le concept de l'agriculture sans bétail est maintenant l'objet de discussion et de recherche scientifique partout dans le monde.

Vegan-Organic Trust est une société de bienfaisance dévouée à l'éducation et à la recherche de l'horticulture et l'agriculture sans bétail. La société a développé un réseau international d'adhérents (VON) constitué de jardiniers, de maraîchers, et d'agronomes et simplement ceux qui s'intéressent au sujet. La société publie des feuilles info, organise des stages, donne des conseils, répond aux questions, fournit des renseignements et distribue un journal régulier ainsi qu'un bulletin.

L'exploitation des animaux : Le dilemme de La nourriture

L'épidémie récente de la fièvre aphteuse au Royaume-Uni a provoqué une nouvelle discussion de l'industrie de l'élevage du bétail.

Après cela et en plus de la crise du ESB, on réclame une réorientation vers l'agriculture durable sans bétail. Cependant, les agriculteurs partout dans le monde ont mis toute leur confiance dans les produits chimiques ou les sous-produits de provenance animale et ne sauraient guère s'en tirer, même s'ils en avaient envie.

Ceci met au premier plan le dilemme dans lequel la plupart des végétariens et végétaliens est prise: nous ne voulons pas manger de la nourriture en provenance animale, mais nous savons qu'il y a un usage considérable des engrais animaux de l'élevage intensif et des sous-produits de l'abattoir dans notre alimentation - surtout si nous achetons bio.

En effet, les végétaliens ont souvent été accusés d'hypocrisie par ceux qui maintiennent que les animaux sont indispensables à la production de la nourriture, qu'on choisisse de les manger ou non. Les végétariens et végétaliens sont-ils donc des hypocrites ? Y-a-t-il quelque chose que nous pouvons faire comme individus ?

Eh bien, oui, il y a quelque chose à faire. D'abord il faut comprendre que l'agriculture sans bétail soit non seulement tout à fait possible, mais que ces méthodes soient indispensables pour l'environnement. Toute la vie dépend finalement des plantes, et il n'y a pas besoin de faire passer les plantes par un animal afin qu'elles aient une valeur. Les témoignages des agriculteurs commerciaux et des chercheurs scientifiques de la part du gouvernement concourent décisivement à prouver que ceux qui maintiennent que les animaux sont nécessaires à l'agriculture ont tort.

L'agriculture à base d'animaux n'est pas du tout respectueux à l'environnement et, en fait, le nuit. Cependant, les gouvernements et le public ne sont pas au courant de ces faits. Bien sur, certains gouvernements ont entrepris au moins quelques démarches positives, telles que l'appui des agriculteurs qui développent des industries de bois dans certaines régions du Royaume-Uni.

Ensuite, nous pouvons cultiver nous-mêmes une partie de notre alimentation en utilisant des techniques sans bétail, qui ne sont pas difficiles à maîtriser à petite échelle. Au lieu d'étaler des engrais animaux et des sous-produits de l'abattoir sur notre terre, nous pouvons utiliser les techniques consacrées par l'usage telles que les composts, les engrais verts et la rotation des cultures, ainsi que la culture des plantes vivaces, y inclus les arbres.

Vegan Organic Network (Le Réseau Bio Végétal) et Movement for Compassionate Living (le Mouvement pour La Vie Compatissante) offrent tous les deux beaucoup d'assistance dans cet égard. Les membres de ces deux groupes reçoivent des conseils, des bulletins, des possibilités de contact avec d'autres groupes et individus et des journaux réguliers. En outre, ils fournissent un tas de renseignements au sujet de ce qui se passe partout dans le monde dans le domaine de la nourriture sans bétail. Ils donnent un aperçu vraiment pratique de ce que les individus et les groupes peuvent achever eux-mêmes. En outre, au Royaume-Uni, le journal The Vegan, consacre régulièrement toute une page au sujet du bio végétal.

Si nous sommes en mesure de cultiver une partie de notre propre nourriture nous-mêmes ou non, il nous est toujours possible d'appuyer les organisations qui promeuvent l'agriculture sans bétail, et en même temps de découvrir l'actualité de ce sujet fascinateur. Vegan Organic Network travaille actuellement sur deux grands projets. Le premier consiste à publier des Normes Bio-Végétales qui préciseront comment il faut cultiver conformément aux principes de non-violence. Le deuxième projet vise l'établissement d'un Centre de Démonstration, d'Education et de Recherche qui doit devenir un point central pour l'expansion de la production de la nourriture sans bétail partout dans le monde.

La possibilité d'acheter de la nourriture sans bétail et sans cruauté est actuellement très rare, à moins que nous habitions près de l'un du petit nombre de producteurs bio végétals. Il existe mille millions de raisons pour prendre les mesures mentionnées au-dessus; ce chiffre est une évaluation prudente du nombre de créatures sentantes tuées chaque année, au Royaume-Uni seulement, afin de fournir la nourriture et les matières premières.

Références : Vegan Organic

Cultiver sans fumier ?

En tant qu’étudiant en agriculture biologique et impliqué au sein d’organisations écologiques depuis plusieurs années, j’ai profité de mes études afin d’approfondir les diverses alternatives à l’agriculture conventionnelle et industrielle. Outre l’agriculture biologique, la biodynamie et la permaculture, je suis tombé sur un nouveau mouvement qui semble prendre de plus en plus d’importance : l’agriculture végétalienne.

par Stéphane Groleau, étudiant en agriculture biologique.

Qu’est-ce l’agriculture végétalienne ?

Aussi appelé « bio sans bétail » (stockfree farming), bio-vegan, veganics ou bio végétal, l'agriculture végétalienne consiste en un système de culture évitant tous les produits chimiques artificiels (engrais de synthèse, pesticides, régulateurs de croissance, etc.), les organismes génétiquement modifiés, les fumiers animaux et les restes d'animaux issus des abattoirs (farine de sang, farine de plume, poudre d’os, etc.).

Afin de préserver la fertilité des sols, ces agriculteurs et jardiniers insistent sur les engrais verts, la rotation des cultures, les composts végétaux, les paillis végétaux ainsi que toute autre méthode durable, écologiquement viable et ne reposant sur aucune exploitation animale.

L’agriculture végétalienne se retrouve autant dans les cultures céréalières que maraîchères. Généralement, elle s’inspire des principes de la permaculture où la biodiversité, le travail réduit du sol, l’utilisation de plantes vivaces et de plantes indigènes est favorisés. Ce désir d’accroître l’efficacité énergétique en minimisant l’impact environnemental se reflète également dans l’importance d’acheter, mais aussi de vendre les produits localement et de réduire l’utilisation de la machinerie.

Quant aux moyens de luttes contre les insectes et ravageurs, la prévention reste la pierre angulaire. La recherche d’un équilibre entre surface de culture et aires sauvages se fait par l’aménagement d’habitats favorables aux prédateurs naturels, comme les haies brise-vent ou les points d’eau. Les ravageurs étant vus comme des indicateurs, et non comme des ennemis à combattre. Ce système de culture axe explicitement sur la tolérance et considère a priori qu’une partie des récoltes revient à la nature. L’usage de répulsifs reste tout de même utilisé.

Le système végétalien n’est donc par exempt d’animaux. Au contraire, en nourrissant le sol et en réduisant son travail, une faune très active vient enrichir et améliorer le sol, en particulier les vers de terre.

Par qui ?

Pratiqué dans de nombreux pays depuis plus de 25 ans (i.e. Angleterre, Irlande, États-Unis, France, Espagne, Allemagne, Autriche), un mouvement international s’est systématisé par le démarrage du Vegan Organic Network (réseau biologique végétalien) en Angleterre en 1996. Conforme aux principes de la Fédération Internationale des Mouvements d’Agriculture Biologique, ce réseau anglais a développé son propre cahier de charge biologique et est désormais affilié à l’organisme de certification britannique, le Soil Association. En 2002, un tel réseau s’est également constitué en Allemagne et en Autriche (BioVegaN).

Depuis une quinzaine d’année, plusieurs instituts de recherches dont la Rodale Institute au États-Unis, Elm Farm Research Centre en Angleterre se sont intéressés et s’intéressent encore à l’agriculture végétalienne. Ces études ont conclus en la viabilité d’un tel système. Récemment, le Organic Agriculture Centre of Canada a également initié des parcelles d’essais comparatives au Manitoba et en Nouvelle-Écosse.

Pourquoi ?

Bien que le désir de respecter et de n’exploiter aucun animal amène des gens à adopter une approche culturale végétalienne (tout comme plusieurs le font au niveau de leur alimentation), ce ne sont pas que des végétariens ou végétaliens qui optent pour ce système de culture. En effet, la littérature sur le sujet présente de nombreuses raisons pour lesquelles une agriculture sans animaux serait préférable. En voici quelques-unes :

Aucune source de fumier disponible. Certaines entreprises n’ayant aucune source de fumiers à proximité optent pour une alternative végétalienne. Si les certifications étaient plus restrictives et obligeait l’utilisation exclusive d’intrant bio, il y aurait d’autant plus pénurie de fumier biologique, mais favoriserait le développement d’alternatives.

Être biologique sur toute la ligne. Nombre de fermes biologiques utilisent des fumiers provenant d’entreprises conventionnelles. Bien que généralement compostés, des traces d’hormones, d’antibiotiques, d’OGM ou autres pourraient encore être présents. Du côté des fertilisants issus des abattoirs, il est clair que ces intrants ne sont pas biologiques et certains scientifiques émettent même des réserves quant à la transmission possible du prion par leur utilisation (i.e. par inhalation).

Cesser de dépendre de l’agriculture conventionnelle. Que ce soit le fumier de vaches laitières conventionnelles ou la farine de plumes provenant de méga-poulaillers, l’utilisation de ces fertilisants vient légitimer l’agriculture industrielle.

Accroître l’autosuffisant au niveau de la fertilisation. Plusieurs désirent minimiser les intrants en utilisant surtout les engrais verts et le compost fait à même l’entreprise. On le voit par l’agriculture biologique, qui à défaut de pouvoir se procurer des fumiers biologiques, se tourne vers des fumiers conventionnels.

Éliminer les intermédiaires. La fertilisation biologique standard repose sur la transformation des plantes en compost par le fumier issu des animaux. À chaque étape il y a toutefois des pertes, que ce soit par volatilisation (azote ammoniacale), par lessivage ou pour remplir les fonctions biologiques de l’animal. Puisque à la base tout provient des végétaux (excluant les engrais minéraux), certains préfèrent écourter la chaîne en éliminant l’étape animale de transformation et composter directement les végétaux. Dans le cas des engrais verts ou du bois raméal fragmenté, même l’étape du compostage est éliminée.

Viser l’efficacité plutôt que productivité. La productivité tient compte du rendement par hectare, sans toutefois considérer l’énergie requise pour produire et transporter les intrants. Réduire l’impact environnemental passe par l’évaluation de l’ensemble de l’énergie requise pour produire une quantité X de nourriture.

Réduire l’impact environnemental. L’utilisation d’alternatives au fumier (i.e. bois raméal fragmenté et engrais verts) améliore les sols et écartent la nécessiter d’élever des animaux. L’élevage est exigent en eau, nourriture et superficie agricole. De plus ce système amènent actuellement des monocultures et l’utilisation de lourdes machineries, favorisant la dégradation des sols (compaction, érosion, perte de diversité, lessivage). Les terres ainsi libérées pourraient servir à la production de carburants renouvelables, de fibres naturels ou de matériaux de construction ayant au contraire un impact positif sur la planète (réduire la coupe d’arbres et l’utilisation de combustibles fossiles).

Lutter contre la faim dans le monde. Aux États-Unis, 60% de la production mondiale de céréales sert à nourrir des animaux et plus du deux tiers des terres agricoles mondiales servent à l’élevage. Ainsi, éviter les produits animaux permet d’économiser terres et nourriture, celles-ci pouvant être utilisant directement pour l’alimentation humaine.

Prendre la nature comme modèle. Diversité et fertilisation végétale en sont les fondements. Le meilleur exemple étant la forêt où la fertilité provient de l’accumulation des végétaux en surface, sans travail du sol et sans apport de fumier animal.

Des exemples

Plusieurs fermes ont opté pour l’agriculture végétalienne. Parmi les plus connues :

L’entreprise de Iain Tolhurst (Tolhurst Organic Produce), en Angleterre, cultive de manière végétalienne depuis 8 ans. En 1999, le Soil Association lui a décerné le titre de meilleure ferme local de paniers. En maintenant la fertilité du sol essentiellement au moyen des engrais verts et de compost végétal, 350 paniers de légumes sont actuellement produits chaque semaine sur près de 8 ha.

En Autriche, la famille Langerhorst cultive sans fumier depuis plus de 25 ans sur leur ferme horticole de 3,5 ha. Cultures associées, culture sous verre et verger alimentent leurs paniers de légumes.

Dans le Maine, le célèbre Eliot Coleman expérimente avec succès depuis plus de 30 ans l’agriculture sans fumier.

Références : Vegan Organic

Growing Green: Animal-Free Organic Techniques (livre en anglais)

Growing Green: Animal-Free Organic Techniques par Jenny Hall et Iain Tollhurst

Manuel de référence portant entièrement sur l’agriculture biologique végétalienne.
Les animaux sont faits pour être mangés !

Et les noirs étaient fait pour être esclaves ? Et la femme pour être soumise ?
Non ! Les animaux ne sont pas sur la terre pour finir dans votre assiette mais pour vivre leur vie tout comme vous.

Vous n'avez rien de mieux à faire ?

Nous essayons d'informer les gens afin qu'ils prennent conscience que chaque être vivant, malgré ses différences, a le droit d'exister. Et vous, vous faites quoi de bien en ce moment ?

Les animaux se mangent bien entre eux !

Tous les animaux ne se mangent pas entre eux, il existe beaucoup d'espèces végétaliennes. Et puis, en quoi cela justifierait-il le fait de les manger ? Devons-nous nous comporter comme certaines bêtes sauvages qui tuent d'autres animaux plus faibles qu'elles pour se nourrir ? Nous n'avons donc pas évolués et sommes restés des animaux sauvages ? Non ! L'homme n'a pas besoin de tuer pour manger.

Vous êtes intolérant !

Comment peut-on traiter d'intolérant ceux qui luttent pour libérer des êtres vivants opprimés, torturés et tués ? Ceux qui essaient de faire prendre conscience aux gens que le steack qu'ils consomment provient du cadavre d'un animal qui souffre et qui saigne tout comme un enfant ? Est-ce être intolérant que d'essayer d'empêcher quelqu'un de cautionner ou de commettre un crime ? Tout comme, est-ce intolérant que d'avoir lutté pour obtenir l'abolition de l'esclavage ? Est-ce également être intolérant que de militer pour les droits de la femme, que de lutter contre la pédophilie, la maltraitance des enfants ?

Vous n'allez pas comparer un humain avec un animal ?

Pourquoi faut-il que vous fassiez constamment des comparaisons ? L'homme a toujours comparé afin de justifier l'abomination de ses actes. "Tu es inférieur à moi alors cela me donne le droit d'abuser de toi." "Oseriez-vous prétendre qu'un noir est égal à l'individu de race blanche ? Disaient des hommes pendant la période esclavagiste." " Hitler, quant à lui, disait que les juifs était une race inférieure." " Et la femme ! Pendant très longtemps et encore dans certain pays a été jugée comme n'étant pas l'égal de l'homme et n'avait donc pas les mêmes droits." Arrêtez vos comparaisons ! Chaque être vivant, quelques soient ses différences, a le droit à la vie.

Il est évident que les humains mangent de la viande !

La physiologie humaine, comme celle de nos parents plus proches, les grands singes, est végétarienne par dessein. La structure des dents, des intestins, la longueur du système digestif ... sont tous typiquement végétariens. Les premiers hommes se sont servis de leurs cerveaux pour développer des outils avec lesquels ils ont tué des animaux pour consommer leur chair. Mais l'homme est devenu omnivore simplement par habitude, sa physiologie, même aussi adaptative et forte pour digérer de la viande, est toujours restée fidèle à ses origines végétariennes.

Les humains ont toujours mangé de la viande !

La consommation de la viande est certainement parmi nos pratiques les plus anciennes, mais aussi le sont l'esclavage, le meurtre et la guerre. L'ancienneté d'une pratique n'est ni une garantie de sa moralité ni une justification.

La viande est bonne pour la santé !

Les végétariens et les végétaliens ont des incidences plus basses d'obésité, de maladies coronariennes, d'hypertension, d'ostéoporose, de diabète ...

Les humains peuvent manger de la viande et rester en bonne santé !

Le système digestif de l'être humain s'adapte facilement. On peut ingérer des quantités modérées de viande et rester en bonne santé. Le point est que l'on peut maintenir une santé parfaite sans aucune viande et donc nous causons de la souffrance et la mort de millions et de millions d'animaux chaque année sans aucune meilleure raison que le profit matériel et le goût de leur chair. Vous ne trouvez pas cela moralement insupportable ?

L'alternative au lait de vache est simple et a l'avantage d'être variée

Laits de soja, de riz, d'avoine, de quinoa, laits d'amandes ou de noisettes ... existent tous prêts conditionnés en brique longue conservation. Le lait de châtaignes est souvent en poudre instantanée et apprécié en boisson.
Tous ces laits végétaux existent natures ou sucrés, parfumés à la vanille, au chocolat... C'est dire la variété de saveur selon l'utilisation que l'on souhaite en faire ! Une crème dessert ou un flan n'auront pas le même goût s'ils sont faits au lait d'amandes ou au lait de soja. La même recette peut ainsi se multiplier...un jour au lait de noisettes vanillé, une autre fois au lait de riz chocolaté...

SUCRE - Les marques Beghin-Say et Saint-Louis

La première marque française de sucre, "Beghin-Say" affirme qu'il n'y a aucune matière animale dans le sucre Beghin-say. Notre sucre étant un aliment 100% végétal, nous vous informons que nous n'utilisons pas le "noir d'os" pour filtrer le sucre.

La marque "Saint-Louis affirme également ne pas utiliser le "noir d'os" comme agent de filtration. La filtration se fait sur un support de type résine.
Références : Végétariens Magazine - MAI 2007 N°8

La théorie des droits des animaux - Droits Des Animaux (partie 1sur2)


La théorie des droits des animaux - Droits Des Animaux (partie 2sur2)


Vitamine D2 (Ergocalciférol)

Stérogyl goutte

Flacon compte-gouttes de 20 ml (= 1000 gouttes).
400 UI par goutte.

Vendu en pharmacie sans ordonnance au prix de 2,06 euros.

Jambon végétal de PURAL



Ingrédients : Eau, gluten de froment, protéines de soja, huiles végétales non hydrogénées, extrait de levure, fécule de pommes de terres, sel, sucre, arôme naturel, épaississant : carragheen, riz, ferment, oignons déshydratés en poudre.

Vendu dans les magasins diététiques.

ANIMALS, PROPERTY, AND THE LAW (livre en anglais)

ANIMALS, PROPERTY, AND THE LAW par Gary L. Francione - 1995
De la douleur, c’est de la douleur, peu importe la race, le sexe ou l’espèce à laquelle appartient la victime, énonce William Kunstler dans sa préface. Cette préoccupation morale pour la souffrance des animaux et leur statut légal est au fondement de l’ouvrage profond de Gary L. Francione qui pose la question Pourquoi est-ce que nos lois n’arrivent-elles pas à protéger les animaux contre l’exploitation?

Francione soutient que les standards légaux actuels du bien-être animal ne sont et ne peuvent être d’aucune utilité pour les animaux. Tant et aussi longtemps qu’ils seront perçus comme des propriétés, les animaux subiront de la souffrance pour le bénéfice social et économique des êtres humains.

Afin d’explorer toutes les facettes de cette question controversée, Francione aborde l’histoire de notre traitement des animaux, les lois anti-cruauté, la vivisection, la Federal Animal Welfare Act et des cas spécifiques tels que le cas controversé des blessures imposées à des babouins anesthésiés à l’Université de Pennsylvanie. Il documente rigoureusement le paradoxal fossé séparant l’importance que nous prétendons accorder au fait de traiter humainement les animaux d’une part et les innombrables pratiques abusives permises par les lois américaines d’autre part.
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RAIN WITHOUT THUNDER : THE IDEOLOGY OF THE ANIMAL RIGHTS MOVEMENT (livre en anglais)

RAIN WITHOUT THUNDER : THE IDEOLOGY OF THE ANIMAL RIGHTS MOVEMENT par Gary L. Francione - 1996

Est-ce que les défenseurs du « bien-être animal » peuvent être assimilés aux exploiteurs auxquels ils s’opposent? Est-ce que les mesures réformistes renforcent le principe sous-jacent qui rend toute exploitation animale possible? Dans ce livre provocateur, Gary L. Francione soutient que le mouvement moderne des droits des animaux est revenu aux préoccupations de base, vieilles de plus d’un siècle, à l’égard du bien-être des animaux et ne s’oppose d’aucune manière à l’exploitation des animaux en tant que telle.

Francione soutient que la défense d’un traitement plus humain des animaux maintient l’impression qu’ils sont l’instrument des fins humaines. Lorsqu’ils sont considérés comme des marchandises interchangeables, soutient-il, ils sont fondamentalement privés de « droits ». Jusqu’aux années soixante-dix, affirme Francione, il s’agissait là du paradigme sous lequel le mouvement des droits des animaux opérait, tel que le prouve les lois telles que la Federal Humane Slaughter Act de 1958.

Dans ce livre qui ratisse large, Francione guide le lecteur à travers les débats philosophique et intellectuel entourant le bien-être animal afin de clarifier la différence entre les droits des animaux et le bien-être animal. Par des études de cas, comme les campagnes contre les refuges d’animaux, l’utilisation d’animaux en laboratoire ou le port de la fourrure, Francione démontre l’arbitraire et la confusion inhérente du programme réformiste qui cible la fourrure, par exemple, mais laisse la laine et le cuir de côté.

La solution à ce dilemme, prétend Francione, ne se trouve pas dans une position libérale qui adhérerai au principe du traitement humain des animaux, mais plutôt dans la reconnaissance plus radicale des droits fondamentaux et inaliénables des animaux.

Les droits des animaux : l'approche abolitionniste

Introduction to Animal Rights: Your Child or the Dog? (livre en anglais)

Introduction to Animal Rights: Your Child or the Dog? par Gary L. Francione - 2000

Les deux-tiers des Américains sondés par la Associated Press sont d’accord avec l’affirmation suivante : laquo Le droit de vivre sans souffrance d’un animal devrait être aussi important que ne l’est le droit d’une personne à ne pas souffrir ». Plus de 50 pourcent des Américains croient qu’il est mal de tuer des animaux pour fabriquer des manteaux de fourrure ou de pratiquer la chasse sportive. Mais ces mêmes Américains mangent des hambourgois, amène leurs enfants au cirque ou au rodéo et utilisent des produits développés grâce à la recherche sur des animaux. Comment justifier ces incohérences?

Dans cette accessible introduction, l’avocat des droits des animaux Gary Francione examine notre raisonnement moral conventionnel à l’égard des animaux. Par le recours à des exemples, analogies et expériences de pensée, il révèle les dramatiques incohérences entre ce que nous disons croire à propos des animaux et notre manière de les traiter.

Introduction to Animal Rights: Your Child or the Dog? sert de guide dans l’évaluation de nos croyances sociales et éthiques. Il nous fait passer par un examen des concepts de propriété et d’égale considération pour en arriver au principe de base des droits des animaux : chacun - humain ou nonhumain - a le droit de ne pas être traité comme un moyen, pour un autre, d’atteindre ses propres fins. Pendant de parcours, il clarifie les concepts et les théories que chacun d’entre nous utilise, mais que peu comprennent - la nature des « droits » et des « intérêts », par exemple et les théories de Locke, Descartes et Bentham.

Rempli d’informations fascinantes et d’arguments convainquants, voilà un livre que vous pouvez détester ou adorer, mais qui, assurément, vous informera, éclairera et éduquera.

Les droits des animaux : l'approche abolitionniste


Il y a quelque chose d’encore plus intolérable dans la souffrance des animaux que dans la souffrance de l’homme.
Car pour ce dernier, il est au moins admis que la souffrance est un mal et que celui qui la provoque est un criminel.
Mais des milliers de bêtes sont massacrées inutilement, chaque jour, sans l’ombre d’un remords.
Qui y ferait allusion se rendrait ridicule.
Et cela, c’est le crime irrémissible …

[Romain Rolland, 1866-1944]

C'est une triste chose de constater que la Nature parle, et que le genre humain n'écoute pas.

[Victor Hugo]

Crème pour cappuccinos et crème cuisine - Soyatoo


Soyatoo

Crème fouettée de soja - Soyatoo

Ingrédients : Boisson à base de soja (eau, fèves de soja) 74% - graisse de coco 5% - graisse de Palme 5% - sirop de betterave à sucre - maltodextrine de maïs - acide tartrique - épaississant; extraits d'algues - sel de mer - extrait naturel de vanille - gaz propulseur: protoxyde d'azote.
11 % de matières grasses. (Prix constaté : 2 ,24 euro.). Il s'agit d'un produit 100% vegan.
Bombe de 250 ml

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Barres de chocolat - Organica


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Chocolat au lait - Organica


On le trouve chez VeganEssentials

Chocolat blanc - Organica

Plamil Foods - Chocolat Vegan

Plamil est un fabriquant de chocolat biologique et éthique de grande renommée, et ses produits sont garantis sans lait ni sucre ajouté. La gamme, savoureuse, se décline en plusieurs parfums : nature, au lait végétal, à la menthe, à l'orange, aux noix, au chocolat noir, au gingembre, au poivre de Cayenne...

Blackspot Anticorporation - La Basket Ethique

Blackspot Unswoosher (100% vegan)
Blackspot Sneaker (100% vegan)
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La classique Blackspot Sneaker et la Blackspot Unswoosher sont conçus par John Fluevog.
Les chaussures sont conformes aux normes vegan, et sont surveillées par Robin Webb de Vegetarian Shoes in the UK. Robin est un leader de l'industrie consacrée à la production des chaussures éthiques.
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En vente ici
Réseau Antispeciste
Réseau Antispeciste
Réseau Antispeciste

Réseau Antispeciste

Sauce Béchamel 100% végétale (DANIVAL)

Une sauce béchamel végétale avec du lait de soja et de la créme de riz.

Ingrédients:
lait de soja (67%), eau, crème de riz (3%), amidon de maïs non modifié, huile de tournesol, bouillon de légumes (sel, extrait de levure, farine de riz, huile de palme, oignons, ail), sel non raffiné de l'Atlantique, gomme de xanthane, muscade, poivre.

En vente dans les magasins Bio.

Vegetarian Dogs: Toward a World Without Exploitation (livre en anglais)

Vegetarian Dogs: Toward a World Without Exploitation by Verona re-Bow and Jonathan Dune
En vente sur PeTA Catalog