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Bonne Année 2008 - Happy New Year

Amis végétariens, prenez une bonne résolution pour 2008, devenez VEGAN !

Noël 2007 - Savent-ils que c'est Noël ?

Si vous n'arrivez pas à voir la vidéo, essayez via dailymotion

Ce film "Savent-ils que c'est Noël ?" a été réalisé en partenariat entre plusieurs associations au cours de leurs enquêtes dans les élevages, les abattoirs et sur les routes. Ces images sont récentes (prises entre 2004 et 2007, sauf une séquence de 1999) tournées en France, au Canada, en Espagne, aux Etats-Unis.

Associations participantes :

L214

Animals' Angels

Dier en Recht

PETA

Varkens in Nood

Film disponible en haute définition : contacter L214.

Voir aussi : Nous avons kidnappé le Père Noël

Plaisir Biscuit - SOJASUN

Plaisir Biscuit - Dessert au soja (SOJASUN)

Ingrédients:
Tonyu 85% (eau, graines de soja), sucre, fructose, épaississants : amidon transformé de maïs - pectines - carraghénanes - farine de graines de guar, poudre de biscuit 2% (farine de blé, sucres extraits de fruits, huile de palme, poudre à lever : bicarbonate de sodium), fructose, arôme, phosphate de calcium, sel, vitamine E.

L'autre moitié - Le Manifeste de Loen - Collectif

Cahiers antispécistes (http://www.cahiers-antispecistes.org/) publié
dans le n°22 (février 2003)

Nous tous les animaux

avons le don magique de sentir que nous existons.

Les cailloux et les trains, les tubercules et les fruits, ne savent rien de la douceur de l'air et de la caresse de l'eau, ni n'éprouvent l'émotion de se frotter les uns aux autres.

Mais pour nous, les animaux, la vie peut être belle.

Ce sera bientôt notre fête ?

Les guirlandes sont prêtes, et les couteaux, les cages, les gourdins, les cadeaux. Bientôt on goûtera plus fort qu'à l'habitude la joie d'être réunis. Bientôt pleuvront les coups plus forts qu'à l'habitude.
Et les « paix sur la terre » et les « voeux de bonheur » vogueront tranquillement sur une mer de sang plus large qu'à l'habitude.

Beaucoup des animaux iront au grand festin : les vivants autour de la table et les morts posés au milieu. Car le monde, dit-on, est fait de deux moitiés, l'une née pour régner et l'autre pour périr.

Joyeux Noël, pour qui ?

Il y aura des sapins, des gentils Pères Noëls, des crèches avec un boeuf et un petit enfant. Le boeuf ne humera ni sapins ni paille. Il aura le souffle rauque de la bête qui s'affale ; la vie s'échappera par sa gorge tranchée ; ensuite les Pères Noël partageront sa dépouille avec les petits enfants.

Pour qui, la bonne année ?

Bientôt la Saint Sylvestre, la nuit des bons vivants aux ventres de cimetière.

Porcelets qu'on ampute de la queue et des dents, veaux traînés à genoux vers le dernier voyage, vous tous les mutilés, les emprisonnés, les asphyxiés, les gavés, les électrocutés, les éventrés, à quoi bon vous débattre ? Les bons vivants à la voix mélodieuse couvrent déjà vos cris. Ils parlent de terroir et de nappes à carreaux, chantent les bonnes mains calleuses (qui tiennent les tenailles, les embucs, les filets), et le talent immense d'exciter les papilles en cuisinant des morts. Ou tu parles comme eux ou tu es un peine-à-jouir. Pour être de la famille, il faut organiser...

...la communion dans le sang !

Noël ou Nouvel an sans dinde, sans foie gras, sans saumon, sans homard, sans huîtres, sans gibier, sans mousse de canard, sans langouste, sans boudin blanc, sans caviar... il manquerait l'essentiel ! Avoir des invités et n'offrir point de viande, cela ne se fait pas. Voyons ce sont nos hôtes, il faut leur faire honneur, leur prouver notre estime, se montrer accueillants !

Macabre communion au prix d'un sacrifice. Vois combien je t'honore, j'ai immolé pour toi des victimes sans compter. Tu es bien mon égal, tu es digne comme moi de moissonner les vies de ceux de l'autre moitié.

En ces temps généreux, les plus pauvres des élus ne seront pas oubliés. Aux réveillons humanitaires, eux aussi recevront leur rondelle de foie gras. Puis on les renverra se geler dans les rues, tout oints de dignité.

Et moi, je me mets où ?

Moi qui n'ai ni plumes, ni fourrure, ni écailles, je suis par ma figure de la race des saigneurs. Comme je voulais leur plaire, qu'ils m'acceptent parmi eux, j'ai fait mine de croire la fable des deux moitiés. Je savais tout comme eux savourer le goût du meurtre et rire grassement des cadavres exquis. Mais c'est trop cher payer ma place parmi les leurs.

J'aimerais encore qu'ils m'aiment et pouvoir les aimer, mais je vois trop clairement qu'ils écrasent de sang froid ceux de l'autre moitié, qui sont aussi les miens. Plus jamais je ne serai du côté des bourreaux. Le jour du grand festin, s'il n'y a que deux camps, je choisis l'autre côté.

Éventrez-moi vivante comme les autres esturgeonnes. Explosez-moi le foie comme aux autres canards. Arrachez mes testicules comme aux autres chapons. Ecartelez-moi comme les autres grenouilles. Ébouillantez-moi comme les autres homards. Que vos dents souriantes mettent ma chair en lambeaux comme celle des autres dindes, veaux, chevreuils et saumons.

Faut-il vraiment choisir entre le pire et le pire ? Rejoindre les suppliciés qui vont agoniser, abandonnés de tous ; ou bien les assassins qui poussent vers l'abattoir, la face ricanante qui déjà se pourlèche ?

Non, non, non, non !

Je dénonce !

Je dénonce le médiocre et lâche procédé de mépriser autrui pour mieux se rassurer sur sa propre importance. Je dénonce la communauté bâtie sur l'exclusion. On peut créer des liens autrement qu'en étant complices des mêmes crimes. Oublions l'odieux mythe du monde à deux moitiés, la sinistre machine à fabriquer le malheur.

Je veux qu'existent en vrai les Pères Noëls gentils, et la paix sur la terre, et la fraternité. Que puisse s'épanouir la chaleur animale et la joie d'exister des porcelets joueurs, des canards amoureux et des humains bavards.

Pour nous tous, les animaux, la vie peut être plus belle. Que commence enfin la fête pour de vrai,

la fête sans sacrifices !


DROITS DES ANIMAUX Théories d'un mouvement

Cliquez sur l'image pour lire la quatrième de couverture.

DROITS DES ANIMAUX Théories d'un mouvement par Enrique Utria (Vegan et Doctorant en philosophie à l'université de Rouen.) Pour le compte de l'association Droits des Animaux.

Préfacé par Armand Farrachi.

Un monumental ouvrage de 180 pages sur la question des droits des animaux. Prix, frais de port inclus : 13 €.

Pour toute précision, voir avec : jean-luc@droitsdesanimaux.net

Adresse où envoyer votre chèque (chèques à l'ordre de Droits des animaux) :

Droits des animaux
B.P 20021
93221 Gagny

Madison Park's Video On Factory Farming "Opus One"



Ce vidéo clip musical de Madison Park's a été créé dans le but d'attirer l'attention sur les conditions de vie des animaux dans l'industrie de la viande.

Vins Vegan - Louis Latour

La maison Louis Latour
Vignoble de Bourgogne
Côteaux de l'Ardèche
Côteaux du Verdon...



Bonjour,
Nous n'utilisons aucune substance d'origine animale dans l'élaboration ou l'élevage de nos vins, ni pour le collage ni pour les autres opérations.
Bien cordialement.
Martine Ségala
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Les vins sont collés à la bentonite (argile).

La Bentonite

Découverte en 1988 aux Etats-Unis à Fort Benton, la bentonite est d’une grande importance. C’est une colle minérale avec une charge électrostatique négative qui absorbe les protéines chargées positivement et la matière colorante colloïdale. C’est une argile qui a la propriété de gonfler au contact de l’eau. Elle est constituée de silicate d’alumine.
La bentonite est un stabilisant régulièrement utilisé par les vinificateurs pour le vin blanc, parce qu’elle est efficace, pratique, neutre et peu coûteuse. Elle se présente sous forme de poudre, de liquide ou de granulés et dispose d’un dosage facile.

Assortiment de chocolats vegan


Reuvens Chocolat Gamme sans lait.

Nos recettes sont conçues avec goût et chaque produit a été sélectionné avec grand soin par notre maître chocolatier.

Gamme disponible strictement sans lait.

Sont exclus de leur production :

- Toutes les matières grasses autre que le beurre de cacao (aucune graisse animale présente)
- La lécithine de soja
- La Vanilline
- Le lactose et protéines de lait (gamme sans lait)
- Le lactosérum
- Les vernis alimentaires
- Les colorants

Possibilité d'être livré partout dans le monde par Collissimo.

Pour les Fans de MOBY


Moby : Pourquoi je suis végétalien

C'est sur Moby-fan que ça se passe.

Biographie
Discographie
Paroles
Traductions de paroles
Le groupe
Dates de concert

Interviews
Reportages
Critiques d'albums
Bibliographie
... Et plus encore.

Les Bières Vegan Feldschlösschen



Dans ses trois brasseries, Feldschlösschen Boissons SA produit de nombreuses marques de bière.
Les sortesToute la palette des bières.
InnovationsNouveaux produits.
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Voici la réponse que j'ai reçu le Vendredi 7 Décembre 2007.
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Bonjour,
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Merci pour votre e-mail. Nous n'utilisons pas de colle de poisson pour la clarification de nos bières. Toutes les bières Feldschlösschen sont végétaliennes (vegannes). L'unique bière de notre sortiment est la "Warteck 1856" car elle contient du miel. Mais elle entre dans le groupe des produits ovo-lacto végétariens, ovo-végétariens et lacto-végétariens.
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En espérant avoir pu vous aider, recevez nos salutations distinguées.
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Daniela Schindelholz






La bière "Warteck 1856" qui contient du miel et qui n'est donc pas vegan, c'est celle-ci.

Le bien-être animal

Regard éthique - Le bien-être animal
Ouvrage collectif
Editions du Conseil de l’Europe

Titre également disponible en anglais

Quelle peut être la souffrance des animaux ? La loi a-t-elle une incidence sur leur bien-être, et les facteurs économiques peuvent-ils faire obstacle à l’amélioration de ce bien-être ? Le traitement des animaux fait depuis longtemps l’objet de débats, mais leur bien-être reste un sujet très controversé et il n’y a que quelques dizaines d’années que leur sort suscite réellement un intérêt. Le grand public s’intéresse maintenant à cette question et exerce une pression de plus en plus forte sur les personnes qui utilisent les animaux, afin qu’elles modifient leurs comportements, et sur les responsables politiques, pour qu’ils adoptent de nouvelles lois. On trouvera ici un exposé détaillé des questions d’éthique, des points de vue religieux et des positions des différents pays vis-à-vis du bien-être des animaux, et une présentation des conventions du Conseil de l’Europe et des autres instruments européens visant à ce que ce problème soit traité au niveau international.

Commentaire de l'O.A.B.A

Préservatifs vegan - Vegan condoms

Les préservatifs Condomi sont en vente en France dans certaines pharmacies. Pour savoir où se les procurer, envoyer un E-mail à : condomi.france@wanadoo.fr . Egalement sur internet
http://www.condomi.com/, Vegan Society , Le Roi de la Capote ...

Ils ne sont pas testés sur animaux et sont sans produits d'origine animale, leur procédé de fabrication n’inclue pas de caséine (une protéine du lait).

Condomi produit une large gamme de préservatifs de très haute qualité :
Nature,
Stimulation,
Ultra fin,
Strong,
Max,
XXL,
Supersafe,
Mix,
Fruit & Colour (Banane - Noix de coco - Vanille - Tutti frutti - Pomme - Orange - Menthe - Black - Chocolat - Fraise )

Chocolat noir au citron Moulin des Moines

Chocolat noir au citron Moulin des Moines

La qualité des ingrédients, associée à la préparation selon la méthode traditionnelle de l'artisan chocolatier, assurent à ce chocolat une saveur très fine et un fondant exceptionnel.Pour la fabrication de ce chocolat noir au citron, tous les ingrédients agricoles utilisés sont biologiques et des meilleures origines.

Composition : pâte de cacao, sucre de canne non raffiné, beurre de cacao, flocons de citron déshydratés, huile essentielle de citron.

Kokolo pâte à tartiner noisette/noix de coco de JEAN HERVE

Kokolo pâte à tartiner noisette/noix de coco de JEAN HERVE : Une pâte à tartiner originale mariant les saveurs de la noisette et de la noix de coco. Produit issu de l'Agriculture Biologique.

Composition : purée de noisettes (32%), suc de canne intégral (28%), huile vierge de palme non hydrogénée (20%), noix de coco, beurre de cacao, sel non raffiné.

Conseils d'utilisation :
A incorporer dans les desserts.
Idéal pour étaler sur des tartines au petit-déjeuner ou au gôuter.
En accompagnement de crêpes ou de gaufres.

Chocolade sans lait de JEAN HERVE

Chocolade sans lait de JEAN HERVE : Une pâte à tartiner aux noisettes et cacao sans lait. Pur beurre de cacao. Ne contient pas de lait. Produit issu de l'Agriculture Biologique.

Composition : purée de noisette (34%), suc de canne intégral (34%), huile vierge de palme non hydrogénée, poudre de cacao non dégraissé, huile de tournesol, beurre de cacao, vanille, sel non raffiné.

Conseils d'utilisation :
A tartiner tel quel.
A incorporer dans les pâtisseries.
Comme garniture dans les crêpes ou les gauffres.

La ventouse

Un bouchon dans un évier ou un lavabo ? Une solution existe pour en venir à bout.

Inutile d'utiliser le déboucheur chimique, polluant, dangereux et testé sur nos amis les animaux. La bonne vieille ventouse est un outil fantastique.

Utiliser la ventouse :

Appuyez la ventouse du débouchoir sur le goulot de l’évier – lavabo. La ventouse doit être immergée dans l’eau pour fonctionner. Si vous débouchez un lavabo, mouillez un chiffon et insérez-le dans le trop-plein afin d’empêcher la circulation d’air. Transmettez un rapide mouvement de va-et-vient au débouchoir, pendant une dizaine de secondes, puis retirez-le. Si le conduit semble toujours bouché, recommencez : la succion exercée dans le tuyau devrait déloger les débris.

Mayonnaise au lait de riz


Nature et aux Fines herbes

Mayorice ne contient ni d'oeufs, ni soja, ni lait, ni blé, et a une basse teneur en graisses. Elle a une consistance délicate et compacte.
C'est une mayonnaise auvre en graisses saturées, puisque l'unique matière grasse utilisée est l’huile de tournesol pressé à froid.

De la marque PROBIOS

Champagne Duval Leroy Brut Végétarien-Végétalien

Ce champagne ne contient pas de produit animal ou d'origine animale d'après Roger Bégault, "Managing Director" de Duval Leroy.

Note : La colle utilisée pour les étiquettes est à base de caséine, protéine du lait. A vous de voir... Est-ce que nous nous posons la même question au sujet de la colle qui est utilisée pour les étiquettes de nos bouteilles d'eau minérale ? C'est tellement difficile de trouver un produit 100 % vegan dans notre société.

Le champagne Duval Leroy Brut Végétarien-Végétalien est en vente ICI. Vous y trouverez le descriptif du produit.

Humanité, animalité : quelles frontières ?

En 1993, un grand nombre d’experts ont élaboré en commun un livre-manifeste intitulé The Great Ape Project : Equality Beyond Humanity [Le Projet Grands singes. l’égalité au-delà de l’humanité]. Ce livre servait de support à un document, la Déclaration sur les grands singes anthropoïdes, à laquelle ont souscrit les initiateurs du projet ainsi que trente-quatre autres premiers signataires. Cette déclaration établit que les grands singes « sont les plus proches cousins de notre espèce » et que ces animaux non humains « sont pourvus de capacités mentales et d’une vie émotionnelle suffisantes pour justifier leur intégration au sein de la communauté des égaux.
Ces dernières années, une littérature considérable s’est développée autour du thème de l’aptitude des grands singes, des dauphins, des perroquets, et peut-être d’autres animaux à posséder des caractéristiques cognitives que l’on pensait jusqu’alors strictement humaines. Ces caractéristiques incluent la conscience de soi en tant qu’individu, la capacité à éprouver des émotions et à communiquer en utilisant un langage symbolique. Des efforts ont été faits – récemment en Espagne – pour créer avec les grands singes anthropoïdes une catégorie d’êtres vivants qui bénéficieraient d’une protection renforcée. Le Projet grands singes a tout simplement appliqué ce que j’appelle la « théorie de la similitude de pensée » de la relation humains/non-humains : les animaux doués d’une capacité de réflexion similaire à la nôtre devraient, de notre part, faire l’objet d’une considération morale et d’une protection légale plus importantes.
L’approche de la théorie de la « similitude de pensée » a donné naissance à une industrie d’éthologistes impatients d’étudier quelles sont les caractéristiques cognitives communes à l’être humain et au non-humain, et ce, paradoxalement, la plupart du temps, par le biais de l’expérimentation animale. Or, cette théorie présente un inconvénient : elle induit que les animaux qui ne possèdent pas les qualités cognitives requises pour avoir droit au traitement préférentiel – réservé, donc, aux non-humains possédant une capacité de pensée semblable à la nôtre – seraient comparables à des objets, tout juste bons à être traités, à la rigueur, avec « humanité ».
J’ai, pour ma part, collaboré au Projet grands singes et ai compté au nombre des premiers signataires de la Déclaration sur les grands singes. Mais ma contribution au projet, sous forme d’essai en 1993, comme le livre que j’ai publié quelques années plus tard, marquent bien ma divergence sur les critères d’intégration de l’individu non humain à la communauté morale : la seule capacité de ressentir du plaisir ou de la douleur est suffisante ; aucune autre caractéristique cognitive ne doit être exigée.
La théorie de la similitude de pensée est présentée par ses concepteurs comme une avancée car elle permettrait au moins l’intégration de quelques individus non humains à la communauté des égaux. A mes yeux, cette analyse est inexacte, dans le sens où le contraire est vrai – la théorie de la similitude de pensée ne fera qu’étayer notre propension à exclure pratiquement tous les non-humains de la communauté morale.
Peut-être est-il temps d’étudier de plus près cette vaste entreprise qui consiste à subordonner la signification morale des individus non humains à des qualités cognitives plus importantes que leur sensibilité, plutôt que de tenter de déterminer si les non-humains possèdent de telles qualités cognitives, ou les possèdent d’une façon qui les rende suffisamment proches de l’homme pour mériter d’avoir une existence morale et légale.


Les humains n’ont pas le monopole de capacités cognitives telles que la confiance et le désir

Tout d’abord, la théorie de la similitude de pensée me paraît, dans un certain sens, franchement absurde. Existe-t-il une personne qui, ayant déjà vécu avec un chien ou un chat, leur dénie toute forme d’intelligence, de conscience de soi, même s’ils sont génétiquement beaucoup plus éloignés de nous que les grands singes ? On ne peut tout simplement pas expliquer de façon plausible et cohérente le comportement de ces animaux non humains sans se référer au concept de pensée. Peut-être est-il impossible d’affirmer de façon absolue et définitive l’existence de leur part de démarches intentionnelles comparables à celles des individus utilisant le langage des signes, mais ils sont indéniablement dotés de capacités cognitives telles que la confiance, le désir, etc.
En outre, cent cinquante ans après Darwin, on peut trouver surprenant l’émoi provoqué par le fait de constater que d’autres animaux possèdent des caractéristiques habituellement réservées à l’homme. La thèse selon laquelle les êtres humains auraient des facultés mentales absolument absentes chez les animaux non humains est incompatible avec la théorie darwinienne de l’évolution, laquelle repose sur le principe même qu’il n’existe pas de spécificités purement humaines. Cela ne veut pas dire qu’aucune différence significative ne distingue un animal se servant du langage symbolique d’un autre qui est incapable de le faire. Cela signifie simplement que l’animal détenteur d’une particularité cognitive n’est pas pour autant « qualitativement » supérieur à celui qui en est dépourvu.
Malgré ma conviction que les non-humains possèdent ces fameuses caractéristiques que nous considérons comme exclusivement humaines, je suis bien conscient qu’un débat subsiste sur ce point. C’est un fait : des distinctions entre l’intelligence humaine et celle des animaux qui n’utilisent pas le langage sont évidentes. Mais il existe au moins deux raisons de rejeter la notion selon laquelle le critère de sensibilité des individus non humains serait insuffisant pour leur reconnaître le droit d’être membres à part entière de la communauté morale.
La première est d’abord d’ordre pratique : la théorie de la similitude de pensée induit-elle au moins de sérieux changements pour ces non-humains qui possèdent des caractéristiques cognitives très proches des nôtres ?
La seconde raison est d’ordre conceptuel et met en évidence l’impuissance de cette théorie à aborder la question morale fondamentale : pourquoi des caractéristiques autres que la sensibilité seraient-elles requises pour pouvoir appartenir à la communauté morale ?
Il est probable que la théorie de la similitude de pensée n’aura d’autre effet que de retarder le moment où il nous faudra faire face à nos obligations légales et morales envers les non-humains. Le temps que nous établissions la prétendue « preuve empirique » que certains de ces individus ont, au moins, une intelligence proche de celle de l’homme. Cependant, même lorsque cette similitude est démontrée, nous faisons mine de l’ignorer et continuons à exploiter ces animaux. Par exemple, la proche parenté entre les humains et les chimpanzés est irréfutable. Leur ADN est pour 98,5 % semblable au nôtre. De surcroît, ils ont un comportement mental et culturel comparable à celui de l’être humain. Nous connaissons ces ressemblances depuis longtemps déjà. D’ailleurs, l’ensemble du Projet grands singes avait pour but de démontrer de manière écrasante qu’il n’existe, entre les humains et les grands singes, aucune disparité qui justifie la mise à l’écart de ces derniers de la communauté morale. Pourtant, nous continuons d’emprisonner les chimpanzés dans les zoos et de les utiliser comme cobayes dans des expériences biomédicales. Même Jane Goodall, qui a le mérite d’avoir « fait découvrir au public que les chimpanzés sont des individus avec des personnalités distinctes et des relations sociales complexes
», a refusé d’appeler au bannissement complet de l’exploitation par l’homme de ces non-humains.
Ce problème révèle la faille évidente de cette théorie de la similitude de pensée : quel degré de ressemblance avec l’homme exige-t-on d’un non-humain pour que nous le considérions comme suffisamment « semblable à nous » pour lui reconnaître une valeur morale ?
Il a été prouvé, par exemple, que les perroquets sont doués des mêmes capacités conceptuelles qu’un enfant de 5 ans. Pourtant, les animaleries continuent de vendre des perroquets. Quel degré d’intelligence exigeons-nous du perroquet pour l’accepter dans la communauté morale ? Faut-il que le perroquet ait les capacités conceptuelles d’un enfant de 8 ans ? De 12 ans ? De la même manière, des chimpanzés ont démontré leur aptitude à se servir du langage humain. Quelle doit être l’étendue de cette aptitude à manier la syntaxe et le vocabulaire pour que nous leur reconnaissions une intelligence comparable à la nôtre ?


Nul n’affirme que les animaux devraient conduire des automobiles ou suivre des cours à l’université

L’ennui, avec ce jeu des caractéristiques particulières, c’est que les non-humains ne peuvent jamais gagner. Quand nous observons que les perroquets possèdent l’habileté conceptuelle de comprendre et de manipuler des nombres à un seul chiffre, nous exigeons qu’ils fassent de même avec les nombres à deux chiffres, pour admettre qu’ils nous ressemblent davantage. Quand un chimpanzé prouve qu’il possède un vocabulaire étendu, nous réclamons qu’il révèle son niveau syntaxique afin de corroborer son lien de parenté avec nous. Bien entendu, nous sélectionnons pour les juger certaines aptitudes, et pas d’autres. Car il va sans dire que nombre de non-humains en possèdent diverses, et de bien meilleures, dont nous sommes dénués. Mais il ne nous viendrait jamais à l’esprit d’appliquer à des membres de notre espèce le traitement que nous infligeons aux animaux.
Il est à craindre que la théorie de la similitude de pensée ne finisse par exiger que les animaux aient une capacité de réflexion non seulement similaire mais identique à la nôtre. Si leur intelligence n’est pas calquée sur celle des humains, ils n’auront aucune chance d’être, un jour, considérés comme membres de notre communauté morale. Et, dans le cas contraire, quelle garantie ont-ils de ne pas être victimes de discrimination ? Après tout, il n’y a pas si longtemps encore, au XIXe siècle, les racistes se fondaient sur la phrénologie, c’est-à-dire l’étude des facultés dominantes d’un individu d’après la forme de son crâne, pour déclarer que d’autres êtres humains avaient une intelligence différente.
Posséder une intelligence identique n’est donc pas un gage de bon traitement si le désir de discriminer reste vivace. La capacité de réflexion entre les animaux qui utilisent le langage des signes et les autres laisse présumer des différences. La théorie de la similitude de pensée ne servira de ce fait que de prescription à la poursuite de l’oppression des animaux, puisque nous sommes perpétuellement en quête d’une identité qui ne sera sans doute jamais atteinte, surtout si seul le désir de consommer des produits animaux nous anime.
Dans l’hypothèse où la théorie de la similitude de pensée aboutirait à nous faire reconnaître la personnalité de certains non-humains, tels que les grands singes anthropoïdes ou les dauphins, qu’adviendrait-il alors des espèces d’animaux qui ne pourront jamais démontrer une aptitude à utiliser le langage humain ou d’autres caractéristiques que nous associons à l’intelligence humaine ?
Cette théorie esquive la question morale sous-jacente, et cependant fondamentale : pourquoi les animaux non humains devraient-ils se distinguer par d’autres qualités que la sensibilité pour avoir le droit de ne pas être exclusivement considérés par l’homme comme des objets à son service ?
La théorie de la similitude de pensée suppose que les propriétés cognitives humaines ont une valeur morale et, de ce fait, méritent un traitement particulier. Bien entendu, rien ne justifie une telle position : en quoi les caractéristiques spécifiques à l’homme auraient-elles, au sens moral du terme, plus de valeur que celles des non-humains ? Notre faculté de langage nous est précieuse parce que nous sommes des êtres humains, de même que l’écholocation est précieuse pour les chauves-souris en tant que mammifères volants aveugles. Serions-nous enclins à dire que la faculté d’utiliser le langage symbolique possède, sur le plan moral, davantage de prix que de se guider à l’aide d’ultrasons ?
De surcroît, même si tous les animaux étaient privés de toute caractéristique cognitive particulière au-delà de la sensibilité, ou possédaient l’une de ces facultés cognitives à un degré moindre, ou d’une façon différente de l’homme, cette dissemblance ne justifierait en aucun cas que nous nous servions des animaux comme de choses.
En ce qui concerne certaines aptitudes, les différences entre l’homme et l’animal sont pourtant flagrantes. Nul n’affirme, par exemple, que les animaux devraient conduire des automobiles ou suivre des cours à l’université et, pourtant, nous sommes bien d’accord, ces différences n’expliquent en rien que nous mangions ou non les animaux, ou que nous les soumettions à des tortures dans l’expérimentation. Dans les situations qui ne concernent que les êtres humains, c’est plus évident. Quelle que soit la caractéristique identifiée comme propre à l’homme, on en retrouvera parfois à peine la trace chez certaines personnes, et chez d’autres elle sera totalement absente. Des êtres humains souffriront d’une déficience en tous points identique à celle que nous attribuons aux non-humains. Cette déficience peut se révéler problématique dans certaines perspectives, mais elle n’implique en aucun cas que nous fassions de ces êtres humains des esclaves ou que nous les considérions comme des objets sans valeur.
Que l’intelligence des animaux soit similaire ou non à la nôtre ne doit pas être une condition pour que nous ne respections pas le devoir moral de cesser toute exploitation des non-humains, ni primer sur le fait que ce sont des êtres sensibles. Ce soir, vous allez vous mettre à table pour dîner. Dans votre assiette, vous allez peut-être trouver de la viande de bœuf, de volaille, ou de poisson. Vous ne pourrez alors guère échapper à une évidence : des animaux auront été tués pour composer votre repas. En outre, vous saurez que l’animal dont vous mangerez la chair aura non seulement été tué pour vous nourrir, mais aussi souffert avant et pendant sa mise à mort. Cette prise de conscience ne devra pas reposer sur l’éventualité d’une similitude d’intelligence entre cet animal et vous, mais sur le fait qu’il était, comme vous, un être sensible n’aspirant qu’à vivre. Et même s’il reste encore quelques incertitudes sur l’existence d’une sensibilité chez les insectes ou d’autres créatures vivantes, les millions de vaches, cochons, poulets et canards que nous tuons chaque année ne rentrent en aucun cas dans cette catégorie.
En conclusion, les initiatives comme le Projet grands singes révèlent bien moins notre préoccupation pour les grands singes que la volonté de consolider la classification spéciste, qui ne les reconnaîtra jamais comme membres à part entière de la communauté morale. Et qui fera très certainement en sorte que tous les autres animaux ne franchissent jamais le seuil du cercle bien fermé des animaux-élus.


Gary L. Francione.

Réf : Le Monde diplomatique - Archives — Février 2007

Humanité, animalité : quelles frontières ?

Humanité, animalité : quelles frontières ? Sous la direction de Jean-Claude Nouët et Georges Chapouthieréditions Connaissances et Savoirs, avec le concours de la LFDA, 2006
Au cours des siècles, les hommes ont le plus souvent considéré qu’il existait un fossé entre le règne animal et eux. La reconnaissance des droits de l’animal va à l’encontre de cette conception, également battue en brèche par les travaux scientifiques les plus récents. Aussi, on le sait, la LFDA a réuni, ces dernières années, trois congrès qui ont étudié respectivement les frontières scientifiques et philosophiques, juridiques et pathologiques entre l’animalité et l’humanité.
Cet ouvrage est constitué des actes de ces congrès. Lors du premier, Alain Collenot a montré comment la génétique a modifié la conception de ces frontières. Au sein d’un même groupe, celui des mammifères, les structures sociales sont elles-mêmes très variées (Jean-Louis Hartenberger). Si définir une conscience animale n’est guère aisé, des « pistes » sont néanmoins possibles (Pierre Buser). Certes, les limites du naturel et du culturel demeurent floues, surtout si l’on considère les protocultures et l’emploi d’outils, protolangage, protomorale et choix esthétiques (Georges Chapouthier). Pour leur part, Jean Bastaire et Michel Hulin analysent la place des animaux dans le christianisme et la civilisation indienne.
Les frontières juridiques – objet du deuxième congrès – sont étudiées par Jean-Pierre Marguénaud et Grégoire Loiseau. De son côté, Suzanne Antoine estime que la création d’une nouvelle catégorie de biens, le « bien protégé », pourrait améliorer la situation juridique de l’animal. Membre du Parlement européen et président de l’Intergroupe pour le bien-être et la protection des animaux, Robert Evans, rappelle les grandes lignes de l’action de celui-ci.
Troisième congrès, consacré aux frontières pathologiques, ce qui implique l’évaluation comparée de l’immunologie (Patrice Debré), les sensibilités différentes intra et interspécifiques (Hervé Zeller), les contaminations de l’homme par les déplacements intercontinentaux (François Bricaire), les modèles artificiels de pathologies humaines (Jean-Louis Guénet) et la pathologie comparée avec le cas du chien (Stéphane Blot). Dans leur exposé sur le risque sanitaire « sauvage », Marc Artois, Alexandre Caron et Bernard Vallat soulignent que « la diabolisation de la faune sauvage ne résoudra aucun problème ». Et Sabrina Krief dresse un étonnant panorama des animaux qui « se soignent » eux-mêmes, les chimpanzés surtout, mais aussi bien d’autres.
En conclusion, Jean-Claude Nouët montre à quel point la notion de frontière entre animalité et humanité apparaît relative : une « affaire de critères et de point de vue ». Néanmoins, alors même que, sous l’effet des découvertes scientifiques et de l’évolution des mentalités, cette frontière s’estompe, la législation va encore trop souvent à contre courant. Ainsi, dans notre pays, un texte officiel récent assimile l’animal de laboratoire à… un « système d’essai »…Humanité, animalité : quelles frontières ? se révèle un ouvrage fondamental, qui apporte des arguments décisifs à une meilleure reconnaissance des droits de l’animal.
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En vente au siège de la Fondation LFDA ( La Ligue française des droits de l’animal )

Ces étonnantes graines germées

Ces étonnantes graines germées par Max LABBE

Dans cette publication complète et précise, Max LABBE décrit le processus de la germnation, met en évidence ses effets sur les constituants biochimiques qu'elle induit et sur la valeur nutritionnelle des graines germées.
Après avoir traité 30 sortes de graines éprouvées dont le soja jaune, ce mal conu, malgré ses 40% de protéines (viande 5 à 20%), ses 18% de lipides et son augmentation de 0 à 20 MG/100 g de vitamines C en 3 jours de germination,qui en font un constructeur et un protecteur de premier ordre.
Un page est ouverte concernant le riz complet. Un aliment très riche en hydrate de carbone, dont la germination induit une augmentation de la valeur nutritionnelle.

Graines germées : Stimulez votre vitalité

Graines germées : Stimulez votre vitalité de Lionel Clergeaud et Chantal Clergeaud

Quatrième de couverture

Les recettes que nous vous proposons dans cette collection expriment un retour aux sources de l'art culinaire par leur simplicité, la rapidité de leur mise en oeuvre et l'emploi de produits naturels.

La nature a du goût, harmonie de saveurs, de couleurs et d'odeurs que nos ouvrages restituent dans leur authenticité, grâce à la richesse gourmande des ingrédients mis en musique dans la symphonie des recettes : céréales complètes (grains, farines, flocons), légumes verts, légumes secs, algues, aromates, épices, fruits frais, fruits secs, fruits oléagineux...


Ces aliments ont un avantage, ils permettent d'élaborer une cuisine saine en ce qu'ils contiennent en quantité les nutriments dont notre corps a besoin pour être en bonne santé : vitamines, sels minéraux, oligoéléments, acides aminés, acides gras essentiels...


L'emploi d'adjuvants eux aussi naturels, non raffinés, non édulcorés, renforce encore le potentiel bénéfique des plats préparés : sel de mer gris, sucre de canne roux, huiles végétales de première pression à froid sont trois exemples de cette quête qualitative.


Les auteurs nous enchantent avec leur cuisine plaisir : plaisir de cuisiner, plaisir de déguster. À nos fourneaux! Régalez votre famille au quotidien.

Graines germées : Pré-germination-Jeunes pousses-Jus d'herbes

Graines germées : Pré-germination-Jeunes pousses-Jus d'herbes de Valérie Cupillard

Et si votre cuisine devenait un jardin ? Découvrez le plaisir de transformer le blé, les lentilles, la moutarde ou l'alfalfa en graines germées ou en jeunes pousses. Une approche résolument moderne de la germination et de son utilisation en cuisine. Des recettes toniques qui privilégient le cru, les saveurs, le croquant et les jolies compositions.

Les graines germées

Avez-vous déjà goûté aux graines germées ?
C'est un moyen simple et économique de s'alimenter. De plus, c'est une nourriture de grande qualité nutritionnelle.

Tout d’abord, il faut choisir des graines de bonne qualité, qui n'ont subi aucun traitement chimique tant pendant la culture qu'après la récolte et, pour ne pas se tromper, mieux vaut utiliser des graines provenant de l'agriculture biologique. Il est aussi important qu'elles aient été bien stockées et qu'elles ne soient pas trop anciennes (2 ans maximum).

Pourquoi consommer des graines germées ?
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Faites un petit tour chez Diet*Bio La santé au naturel, vous allez tout savoir. (Possibilité d'avoir une traduction en anglais)
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Faites également une virée dans la Bibliothèque, vous y trouverez quelques références de livres sur le sujet.

Le jouet, l’enfant et l’animal

Le jouet, l’enfant et l’animal par le Dr Janine Cophignon, réédition LFDA, 2007
En ce début de 21ème siècle, les mentalités changent, le rapport de l’Humain à son milieu évolue, les problèmes liés à l’environnement se font de plus en plus pressants, la relation à la Nature et aux autres espèces animales tend à se modifier, les technologies de plus en plus sophistiquées ont amené récemment sur le marché mondial des jouets imitant le modèle animal, tels les tomagotchis encore dénommés « animaux virtuels ». Parallèlement, surgit une crise de conscience des problèmes éthiques posés par les bio-technologies, et la prise de conscience de la biodiversité se dessine. L’impact de l’éducation des jeunes par rapport au respect des autres espèces est fondamental ; l’enfant avec ses jouets développera un certain mode de relation aux « autres », comme l’adolescent, à partir des jeux, acceptera et intériorisera un certain nombre de règles nécessaires à toute intégration sociale.Or l’histoire du jouet est révélatrice de certains aspects de la société. Jeux, jouets et images reflètent les choix et les orientations que le monde adulte impose aux jeunes ; ils témoignent de modèles qui infléchiront les comportements des enfants et des adolescents.Cette activité ludique indispensable au bon développement des jeunes ne pourrait-elle pas, à partie des jouets et des jeux proposés, favoriser la découverte et la connaissance du monde animal, et de ce fait encourager le respect des animaux ?
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En vente au siège de la Fondation LFDA ( La Ligue française des droits de l’animal )

Le Droit de l'animal

Le Droit de l'animal par Suzanne Antoine. Edition Legis France, Paris, 2007

Le régime juridique de l’animal est appelé à connaître dans les années à venir de profondes mutations. Les causes en sont multiples. Une nouvelle sensibilité se développe dans le contexte de réflexions écologiques et scientifiques qui diffusent une vision nouvelle de la communauté d’intérêts réunissant l’ensemble des êtres vivants.

La place de l’animal dans la société se construit lentement, avec difficultés, en tentant de concilier des objectifs souvent contradictoires : le concept nouveau du « bien-être animal », la reconnaissance de sa capacité à souffrir, se heurtent aux besoins d’une société consumériste, souvent indifférente à cette souffrance, mais qui tend à devenir plus consciente de la nécessité d’adopter à l’égard des animaux un comportement dicté par des principes éthiques.

La mutation du droit de l’animal est effective dans la plupart des pays européens.Des modifications législatives importantes sont intervenues dans ce domaine dans l’ensemble des pays européens.

En France, le Ministre de la Justice avait demandé à l’auteur, en 2005, la rédaction d’un rapport (annexé dans ce livre) en vue d’une modification de notre code civil sur le statut de l’animal.

L’importance de l’animal dans nos sociétés provient de ses multiples utilisations: il peut être un compagnon aimé, une source d’alimentation, un instrument de recherche scientifique, un élément de spectacle, un animal sauvage vivant libre dans la nature dont il aide à assurer l’équilibre écologique.

Compte tenu des multiples fonctions de l’animal, constamment présent dans notre vie quotidienne, on s’aperçoit que le droit de l’animal s’insère dans des disciplines voisines et ne peut être séparé d’autres branches du droit : droit pénal, droit rural, droit de l’environnement, droit vétérinaire, droit de la consommation, droit des transports, droit médical et de la recherche scientifique, droit des brevets, pour ne citer que quelques exemples.

Dans sa préface, Monsieur Jean-Marie COULON, Premier Président honoraire à la Cour d’appel de Paris, membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, constate que :

« Ce livre présente plusieurs mérites : Il donne une définition évolutive et un contenu précis à l’effectivité du droit français et du droit européen de l'animal. Ce dernier se voit peu à peu reconnaître un statut spécifique fondé sur la conscience par l'homme de sa capacité à souffrir […]

Le deuxième mérite de cet ouvrage imposant est de balayer les préjugés en fournissant au lecteur toutes les pièces du dossier. […]

Le troisième mérite de l'ouvrage est que son auteur a souhaité adopter une démarche scientifique dans une approche d'un droit qui n'est que l'image éclatée de l'incarnation juridique imposée par le bon vouloir de l'homme. [….] Il faut lire attentivement ce livre : le droit de l’animal tend à devenir une composante des droits de l’homme ».

En vente au siège de la Fondation LFDA ( La Ligue française des droits de l’animal )

Le versant animal

Le versant animal par Jean-Christophe Bailly - Éditeur : Bayard

Jean-Christophe Bailly revient sur un thème qui parcourt son oeuvre. Il a collaboré à L'encyclopédie de tous les animaux (Bordas). Dans cet essai il pose la question : comment l'homme côtoie l'animal ? Il explore la frontière de plus en plus incertaine entre hommes et animaux. L'animal se manifeste mais se cache, se retire. Son regard se pose parfois sur nous et une force inconnue nous trouble.L'histoire de la pensée humaine a toujours croisé les animaux : compagnons, modèles, rivaux... Pour explorer cette distance mouvante, l'auteur convoque aussi bien la philosophie que la littérature, la peinture et la science. Pour lui, il s'agit de sortir de l'exclusivité humaine, d'admettre que l'homme n'est pas le sommet de la création.