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Vivons sans lait pour vivre mieux

Vivons sans lait pour vivre mieux de Natacha Duhaut, Béatrice Thibault et Jean-Pierre Willem (Préface) aux éditions Anagramme.
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Maladies chroniques, dégénératives et cardio-vasculaires, troubles digestifs, intolérances et allergies alimentaires, cancers... c'est aujourd'hui prouvé, notre façon de manger influence notre santé. Et " Si l'on explore la littérature médicale, on constate que le lait de vache et ses dérivés ont été incriminés dans diverses maladies ", souligne le Dr. Jean-Pierre Willem. Vivre sans lait est non seulement sans danger, mais c'est de plus un véritable facteur de mieux-être. Ce livre tord le cou aux idées reçues, comme le mythe du calcium laitier, les soi-disant bienfaits du lait pour les enfants... Les auteurs vous apportent toutes les solutions pour vivre sans lait. Vous découvrirez les nombreuses alternatives végétales : les " laits " de riz, de soja, d'amandes, de châtaignes, de noisettes, etc. Vous serez initiés aux crèmes végétales. Sans oublier les " yaourts " végétaux, le tofu, les margarines.

Galettes végétales, de bonnes protéines pour une belle forme

Galettes végétales, de bonnes protéines pour une belle forme par Hélène Pasquiet aux éditions Anagramme.
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Réalisez de délicieuses galettes végétales - Les galettes végétales, également surnommées " steaks végétaux ", peuvent vous apporter toutes les protéines nécessaires à une bonne santé. Acides aminés, oméga 3, vitamines, minéraux, oligoéléments... : vos galettes " maison " aux céréales, aux légumineuses, au tofu et autres délices de la nature vous combleront de bienfait et de plaisir. Découvrez l'univers extrêmement varié des galettes végétales : Les bienfaits des protéines végétales et leurs sources principales, Tous les bons ingrédients pour réaliser facilement de délicieuses galettes.

Noix, noisettes, amandes, sésame... cuisinez bio avec les oléagineux

Noix, noisettes, amandes, sésame... cuisinez bio avec les oléagineux par Catherine Oudot aux éditions Anagramme.
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Découvrez tous les bienfaits des graines (tournesol, sésame, lin...), des noix (Périgord, Brésil, cajou, macadamia, pécan...) ainsi que des noisettes, amandes, pignons d'origine biologique. Merveilles de la nature, ces fruits oléagineux sont porteurs de protéines, de bons acides gras, de fibres, de vitamines, de minéraux, d'enzymes... ce sont des ingrédients indispensables à une alimentation quotidienne équilibrée.

A QUI PROFITE LE MENSONGE ?

Jean-François Narbonne : "Les experts français ont exagéré les dangers du soja"
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En mars 2005, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a publié un rapport intitulé « Sécurité et bénéfices des phytoestrogènes apportés par l’alimentation ». Un rapport à charge contre le soja accusé d’être dangereux pour l’homme en raison de son contenu en isoflavones. Mais pour le Pr Jean-François Narbonne, toxicologue à l’Université Bordeaux 1, les conclusions de ce rapport sont tout simplement exagérées.
Dans son numéro de novembre actuellement en ligne, votre magazine ConsoSanté consacre un dossier au soja pointant notamment du doigt, le rapport de l’Afssa de mars 2005, très critique voire alarmiste, qui s’apparente à un avis de décès pour le soja. Un message que les médias se sont empressés de relayer, jusqu’au numéro d'octobre du magazine Que choisir qui stigmatise les produits à base de soja, menaçant les consommateurs des pires maux… Pourtant le rapport français est loin de faire l’unanimité chez les premiers concernés, les toxicologues. En témoignent les commentaires à froid du Pr Jean-François Narbonne, toxicologue à l’Université Bordeaux 1.

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LaNutrition.fr : Savez-vous pourquoi le rapport de l’Afssa est si critique vis-à-vis du soja ?
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Pr Jean-François Narbonne : Je pense que ce rapport devait répondre à plusieurs sujets d’actualité à la fois de la part de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui voyait se multiplier les offres de suppléments ou compléments alimentaires et d’autre part de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) sur l’utilité éventuelle des phytoestrogènes de soja par rapport au traitement hormonal substitutif de la ménopause. Si ces deux interrogations sont tout à fait justifiées en termes d’impact éventuels en santé publique, cela ne justifie pas d’instruire le dossier uniquement à charges en invoquant un éventuel « lobby du soja » lequel d’ailleurs jouerait plus en fonction des intérêts laitiers. Il ne faut pas oublier que l’essentiel du soja produit en occident sert à nourrir les bovins pour faire du lait et que la consommation directe de soja par l’homme est négligeable. Il faut plusieurs kilos de soja pour faire un kilo de bœuf, faire consommer directement du soja par l’homme est donc beaucoup moins rentable.
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LaNutrition.fr : C’est le premier rapport sur le soja ?
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Pr Jean-François Narbonne : Non, dès 1996 le Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) et plus particulièrement le groupe de travail « contaminants » que je présidais avait été chargé d’évaluer la toxicité du soja chez l’homme. A l’époque le rapport avait conclu que nous n’avions pas de bases pour établir des limites de toxicité et nous ne disposions d’aucune évidence de toxicité chez l’homme. Le rapport avait donc été remisé au placard. Le problème c’est que 10 ans après, l’état des connaissances scientifiques n’a pas fondamentalement changé la donne mais la conclusion du groupe de travail de l’Afssa est allé dans un sens maximaliste : en l’absence de données évidentes pour établir des limites de sécurité ce groupe d’experts a jugé urgent en terme de santé publique de proposer toute une série de recommandations pour limiter l’exposition au moins de certains groupes de consommateurs. D’ailleurs ces limitations nous avaient déjà été proposées à quelque chose près en 1996 et nous les avions refusées en l’absence de bases scientifiques sérieuses. Il est regrettable que le groupe de travail de 2005 n’ait pas pris connaissance des conclusions du CSHPF dix ans plutôt.
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LaNutrition.fr : Les toxicologues ont-ils eu leur mot à dire ?
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Pr Jean-François Narbonne : On peut en effet s’interroger sur la constitution du groupe de travail de l’Afssa : essentiellement des nutritionnistes pour traiter un problème qui relève surtout de la toxicologie. Dans la constitution du groupe de travail un toxicologue était quand même prévu mais renseignements pris il n’a jamais été présent aux réunions car il était surchargé de travail. Donc le rapport Afssa ne suit absolument pas le protocole habituel sur la fixation des limites de sécurité pour les risques alimentaires. D’ailleurs de façon toute à fait inhabituelle le rapport fixe « un apport qui ne présente pas de risque pour la population générale » alors qu’une étude toxicologique fondée aurait fixé « un apport limite au delà duquel la probabilité d’effets néfastes n’est pas nulle » selon la définition de la DJT (dose journalière tolérable).
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LaNutrition.fr : Ces limites ne sont donc pas justifiées ?
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Pr Jean-François Narbonne : Absolument pas ! Nous autres toxicologues n’avons aucun élément pour établir des LOAEL (dose Minimale avec Effet Nocif Observé) ou NOAEL (dose Sans Effet Nocif Observé), pour estimer des facteurs de sécurité et en dériver une dose journalière admissible pour le soja. De plus pour un aliment complexe, il faudrait avoir des données épidémiologiques montrant qu’il existe un risque réel pour l’homme. D’ailleurs si vous lisez bien le rapport entre les lignes vous verrez que ce document reconnaît implicitement ne pas avoir de preuves de la toxicité du soja.
Il admet que le soja a des effets bénéfiques chez les populations asiatiques et qu’aucune étude épidémiologique n’a mis en évidence d’effet délétère chez l’homme.
Pour justifier des limites contraignantes en terme de gestion de risques, le groupe de travail suppose qu’il peut exister un polymorphisme génétique qui ferait que le soja pourrait avoir des effets différents sur nous que sur les populations asiatiques. C’est sur cette base pour le moins aléatoire que le rapport recommande de limiter la consommation de soja. C’est une sorte de principe de précaution poussé à l’extrême.
D’ailleurs en sortant ce rapport l’Afssa a provoqué de nombreuses réactions auprès des collègues des agences étrangères, mais ce n’est que la deuxième fois depuis le rapport extravagant sur la créatine.

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LaNutrition.fr : Comment en est-on arrivé là ?
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Pr Jean-François Narbonne : Le problème ne vient pas des compétences individuelles mais du manque de pluridisciplinarité du groupe de travail. La constitution du groupe donne beaucoup d’importance aux nutritionnistes alors qu’on n’est pas devant un problème de nutrition mais de toxicologie. Ce type de question complexe se retrouve pour beaucoup de substances présentes dans les aliments comme les produits néoformés ou les toxiques naturels. De plus, si on regarde les membres du groupe de travail, on s’aperçoit d’une part que peu ont publié sur le sujet des phytoestrogènes et que d’autre part ils n’ont pas la pratique des procédures d’évaluation des risques des substances chimiques.
La qualité du travail effectué sur ce rapport serait donc en cause ?
La seule personne qui connaisse bien le sujet des phytoestrogènes est le Dr Catherine Bennetau-Pelissero, qui avait rédigé le rapport pour le CSHPF en 1996. Elle avait déjà proposé de prendre des mesures de gestion et concluait d’ailleurs son rapport par des allusions à un « lobby du soja » qui reflète une position individuelle qui n’a rien à faire dans une évaluation scientifique rigoureuse. On ne peut reprocher à un chercheur très impliqué d’avoir des idées personnelles (c’est en voulant répondre aux questions que l’on se pose que la recherche avance, quelle que soit l’origine du questionnement) mais on peut reprocher à un groupe de travail de ne pas pratiquer une expertise contradictoire basée sur la confrontation de différents avis issus de différentes disciplines.
L’avis d’un groupe de travail ne doit pas refléter strictement l’avis d’un seul « expert ». En 1996 nous n’avions pas suivi les recommandations de ce même rapporteur. On peut d’ailleurs regretter qu’aussi peu d’équipes de recherches s’intéressent à ce sujet. De plus une vraie évaluation des risques devrait comporter une étude comparative, ce qui est d’ailleurs demandé dans les évaluations nutritionnelles. C’est ce que l’on appelle l’étude des risques de substitution qui se pratique aujourd’hui au niveau européen sur la base des modèles Bénéfices/Risques.

Il aurait été intéressant d’étudier comparativement les bénéfices/risques du lait de vache par rapport au « lait de soja ». Dans le lait de vache il y a aussi de nombreuses molécules à action oestrogéniques, ne serait-ce que les hormones secrétées par la vache elle même.
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LaNutrition.fr : Mais qui peut vouloir enterrer le soja ?
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Pr Jean-François Narbonne : Je ne connais pas les pseudo « lobbies » pouvant exercer des pressions pour ou contre. Je me doute qu’il doit y avoir des enjeux économiques agricoles et pharmaceutiques mais cela ne doit en aucun cas influencer l’expertise. D’ailleurs l’Afssa suit des procédures qualité qui incluent des déclarations de conflits d’intérêts qui sont garants de l’indépendance de l’expertise. Dans le cas ou la conclusion d’un groupe d’expert est critiquable, il s’agit de mon point de vue plus d’un défaut de pluridisciplinarité dans la constitution du groupe que d’un travail interne de pseudo lobbies ou de la qualité des experts.
Mais cette histoire de lobbies aujourd’hui mine le vrai débat scientifique dans les médias et en tant que scientifique on ne peut plus prendre position sur un sujet quelconque sans être accusé d’être vendu à tel ou tel lobby. J’en sais personnellement quelque chose pour ma position sur l’incinération des déchets aujourd’hui par exemple.

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LaNutrition.fr : Est-ce que vous pensez que les préparations pour nourrissons à base de soja peuvent être dangereuses ?

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Pr Jean-François Narbonne : Pour moi j’en reste à la position du CSHPF qui est de dire qu’aujourd’hui on n’a pas d’arguments scientifiques sérieux ni dans un sens ni dans l’autre. Il doit rester dans notre société une part de liberté individuelle, y compris pour le corps médical, dans la mesure ou il n’est pas démontré qu’il existe des risques particuliers.

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Propos recueillis par Aline Périault
http://tinyurl.com/6o6nyh

Supplémentation en B12

La vitamine B12 ne se trouve QUE dans les produits animaux, mais elle se trouve dans TOUS les produits animaux. Peut-on en déduire que les végétaliennes sont forcément de bons coups ?



Le végétarisme en 2109

En 2109, le monde a bien changé, mais pas comme le prévoyaient les romans de science-fiction. Point de navettes, point de villes verticales et aériennes. Mais suite aux désastres environnementaux et à la succession de catastrophes écologiques, les habitudes de production et de consommation ont changé. Les gens sont mieux informés, ils sont devenus plus responsables, et notamment, 99 % de la population mondiale est végétarienne.
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Le végétarisme s’est imposé par nécessité puis est rapidement devenu une habitude. Les enfants naissent végétariens, mangent végétarien sans se poser de questions, sans éthique et sans philosophie sous-jacente. L’omnivorisme est devenu une tendance marginale.



I
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Aurélie fait partie de ce petit pourcentage de la population.
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Née végétarienne comme la plupart des gens, elle a fait le choix à l’âge de dix-huit ans de manger de la viande. Dans un monde presque entièrement végétarien, ce n’était pas facile. Elle savait qu’elle serait confrontée à l’incompréhension, au jugement, aux regards désapprobateurs, mais elle tenait à son choix.
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Les premières personnes à être mises au courant de son choix furent ses parents. Bien sûr, leur réaction fut celle qu’elle attendait. Son père se moqua d’elle en prétendant que cela lui passerait, que ce n’était qu’une lubie d’adolescente. Sa mère fut plus compréhensive, mais ne cachait pas sa déception. Et les carences ? et les cancers ? Y avait-elle pensé ?
Ce soir là Aurélie refusa de toucher aux brochettes de tofu préparées par sa mère, et son « caprice » la fit envoyer dans sa chambre.
Les parents terminèrent leur repas dans un silence de mort, troublé seulement par un marmonnement de la mère « Je refuse de lui cuisiner des plats omnivores, elle n’aura qu’à se les préparer elle-même, j’ai assez de travail comme ça ».
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Passés les premiers instants d’euphorie, Aurélie se sentit rapidement isolée dans sa démarche. Elle ne connaissait pas d’omnivore, excepté une vague cousine qui avait des troubles du comportement alimentaire et mangeait quelquefois des animaux. Elle avait néanmoins entendu parler d’omnivores à la télévision, mais elle devait trouver des sources d’informations plus fiables, plus diverses. Elle devait trouver un moyen d’entrer en contact avec des gens comme elle. Internet s’imposa comme la solution.
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Aurélie passa des heures à chercher des informations nutritionnelles fiables mais tous les sites de nutrition supposaient que l’alimentation était végétarienne, et prétendaient qu’une alimentation omnivore était extrêmement difficile à équilibrer et que les omnivores s’exposaient à des carences s’ils ne gardaient pas une vigilance de tous les instants sur leur alimentation.
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Aurélie se sentit découragée jusqu’au jour ou elle découvrit un forum de discussions consacré à l’alimentation omnivore. Aurélie s’inscrit sous le pseudonyme d’Aurade. Elle passa quelque temps à lire ce qui avait déjà été écrit sur le forum. Quelques intervenants étaient omnivores depuis leur naissance, leurs parents avaient choisi pour eux. « Si eux ont mangé de la viande pendant tout ce temps et sont encore en vie, alors moi aussi je dois pouvoir y arriver ».
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Aurade se présenta sur le forum :
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Aurade: Bonjour à tous ! j’ai 18 ans et j’ai décidé de devenir omnivore. Je n’ai jamais trop aimé le soja et les légumineuses, et je voudrais savoir par quoi vous les remplacez. Comment évitez-vous les carences ? Pensez-vous que l’on puisse devenir omnivore du jour au lendemain ? Mes parents n’acceptent pas trop mon choix et en plus, je ne sais pas vraiment cuisiner. Est-ce que l’alimentation omnivore coûte cher ? Ou acheter les produits ?
Merci et bisous !
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Les réponses de tardèrent pas. Omni30 fut le premier à la rassurer en termes de nutrition. Il lui expliqua comment inclure la viande et le poisson dans son alimentation, progressivement, pour éviter les maladies. Omni30 lui fournit également des liens vers des sites d’associations omnivores qui proposaient des conseils, des recettes, des discussions. Aurade trouva rapidement sur le forum des amis virtuels. Elle trouvait des réponses à ses questions, elle pouvait parler des incompréhensions auxquelles elles faisait face, et même les anticiper.
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Et des incompréhensions, il y en avait. Les situations critiques se succédaient mais ne mettaient pas à mal sa détermination à cheminer vers un omnivorisme total.
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Le restaurant universitaire de l’université dans laquelle Aurélie faisait ses études d’économie ne proposait que des plats végétariens, de même que toutes les cafétérias et snacks autour de la fac. Aurélie payait des repas entiers pour n’en grignoter que quelques morceaux de rares produits animaux, omelettes parfois, et un peu plus fréquemment du fromage. Aurélie mangeait les plats à base de légumes mais refusait de toucher au tofu, seitan, kombucha, légumineuses, etc. La serveuse du Restau U avait pris l’habitude de cette cliente inhabituelle et lui servait gentiment son plats sans tofu, agrémenté cependant d’un « toujours pas de tofu pour la petite dame ? ».
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Toujours pas.
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A la longue, cela agaçait Aurélie. Mais sur le forum, Aurade se défoulait sur le post « Réflexions et repas chez les végétariens »


Aurade : J’en ai assez des remarques de ce genre, ce n’est pas grave en soi, mais à la longue, toujours les mêmes remarques, se justifier sans arrête, c’est lourd.

Omni30 : j’ai eu droit hier à « Tu n’as pas de carences ? » Eh bien non, mais combien de fois faudra t’il que je le répète ? J’ai fait une prise de sang récemment, mon sang est un peu gras mais ça reste raisonnable !

TiPlouc : J’ai eu droit dans l’ordre à :
-sais-tu que les animaux soufrent quand on les tue ? Perso je m’en moque.
-pourquoi être omnivore alors qu’il est trouvé que l’être humain à l’origine était herbivore ?
je sais pas quoi répondre…

Liberto : Sur un autre forum, un mec a écrit : « sais-tu que la production de viande est extrêmement polluante ? Si tout le monde faisait comme toi, il n’y aurait pas assez de place pour les cultures, et des gens mourraient de faim ! » Vous croyez que c’est vrai ?

Omni30 : Il parait que c’est ce qui est arrivé il y a cent ans… Mais les omnivores étaient beaucoup plus nombreux, ça n’a rien à voir.

JCtraviol : On a tous les mêmes remarques, et il y a aussi le classique : « mais pourquoi essaie-tu de nous convertir à l’omnivorisme ? Tu fais de la propagande là ! » Alors qu’on essaie seulement de répondre à leurs questions ! Il y a même un mec qui m’a demandé si j’étais dans une secte.

Aurade : En tout cas j’en ai assez de tous ces végétariens qui mes jugent sans cesse et qui prétendent que c’est moi qui les juge. Qu’ils crèvent tous

Omni30 : On a tous le même problème tu sais… Il faut être patient. Essaie de rencontrer des omnivores près de chez toi, tu te sentiras moins seule.

David : On organise un pique-nique omnivore Dimanche prochain sur la Prairie, tu seras la bienvenue, il suffit que tu apportes un plat sans aucune matière végétale, de façon à ce que même les carnivores les plus stricts puissent participer.

Aurade : OK, je passerai, mais je vous préviens mes talents de cuisinière sont limités lol !


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Ou trouver de la viande ? Ou trouver des produits laitiers en quantité et qualité suffisante ? Les supermarchés modernes ne proposaient qu’un petit rayon de quelques produits animaux hors de prix, dont les emballages étaient ornés d’un V rouge (le sigle du « convient aux omnivores »).
Aurélie arpenta les magasins alternatifs pour trouver ça et là quelques œufs et viandes. Bien sûr, tout était extrêmement cher, mais c’était son choix. Aurélie trouva sur internet quelques recettes omnivores. Les premiers essais furent des désastres, le lait de vache ne cuisait pas comme les laits végétaux dont elle avait l’habitude. La viande carbonisait rapidement, dégageant une odeur insoutenable. Au bout de plusieurs tentatives, elle put confectionner un pain de viande à l’aspect assez attrayant. C’est ce plat qu’elle emporterait au pique-nique.

Un dimanche ensoleillé, la Prairie, les saules, ici se déroulait le pique-nique. « Je vais enfin rencontrer des anormaux », pensa en souriant Aurélie. Elle passa devant un petit attroupement de personnes sans penser qu’il pouvait s’agir des omnivores. Après dix minutes de marche sans plus rien voir qui ressemblait à un pique-nique, elle se rendit à l’évidence : ce devait être eux. Elle s’approcha à nouveau du groupe et les jaugea : jeunes, moins jeunes, hommes, femmes, apparemment en bonne santé, peut être un peu gras, les visages un peu rosacés, mais finalement, rien de bien différent des végétariens. Aurélie se lança dans le groupe.
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« Depuis combien de temps ? Et pour quelle raison ? Quel est ton pseudo sur le forum ? Comment l’a pris ta famille ? »
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Les questions fusaient, Aurélie se sentait bien, pour la première fois depuis qu’elle était omnivore, elle n’était pas jugée, elle n’était pas objet de curiosité, puisque ceux qui l’entouraient étaient aussi curieux qu’elle.
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Ce devait être le seul endroit réel dans lequel Aurélie se sentait bien. Le forum lui, offrait un havre de paix virtuel, quelquefois troublé en période de vacances par des gamins végétariens qui venaient poster des photos de plants de soja au milieu de leurs discussions.
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II
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Après plusieurs années d’omnivorisme, Aurélie n’envisagea plus la vie sans viande. Cela continuait à lui poser des problèmes en société, ses amis avaient fini par s’habituer, mais il y avait toujours des gens mal informés et peu tolérants, qui étaient toujours intrigués et dérangés par cette fille qui mangeait des cadavres.
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Le plus délicat pour Aurélie était de gérer ses relations avec les hommes. Elle était sortie avec plusieurs étudiants, végétariens bien sûr, mais aucun ne comprenait son mode de vie. Au mieux, ils manifestaient un scepticisme moqueur, au pire, ils essayent de la forcer à redevenir végétarienne. Après avoir quitté un jeune homme qui mettait à son insu du seitan dans son assiette, Aurélie comprit qu’elle ne pourrait faire sa vie qu’avec un omnivore. Oui mais…ou rencontrer un omnivore ? A peine 1% de la population…, et ceux du pique nique n’étaient vraiment pas son style. Aurélie-Aurade parcourut les sites de rencontre spécialisée, s’engagea dans des associations dans le but de rencontrer des omnivores. Elle fit des rencontres décevantes. L’omnivorisme n’était pas un point commun suffisant. A vingt-deux ans, Aurélie finit par trouver sa perle rare. Tout se passait bien avec cet homme, tout était plus simple quand on partageait quelque chose d’aussi important et quotidien qu’une même alimentation. Ils envisagèrent rapidement d’avoir des enfants.
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Et alors que les critiques avaient toujours été insidieuses, elles se firent soudain virulentes, violentes, avant même qu’elle ne soit enceinte.
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« Comment peux-tu envisager d’imposer ton choix à tes enfants ? Tu mets leur santé en danger en voulant à tout prix leur donner du cadavre. Donne leur donc une alimentation normale et ils feront leur choix quand il seront grands ».
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Sa famille, les médecins, son entourage lui mettaient la pression pour qu’elle leur donne une alimentation normale. A la même époque, un fait divers dramatique se produit. Le bébé d’un couple d’omnivores décéda par manque de soins. Bien sûr, le lien avec l’alimentation n’avait jamais été établi, mais les médias s’étaient empressés de révéler l’affaire en insistant bien sur le régime alimentaire des parents. Aurélie ne fut plus une anormale mais une potentielle meurtrière. Elle fut plus critiquée que jamais. Elle savait que des milliers de couples avaient par le passé élevé des enfants omnivores sans problème, mais les critiques, l’actualité, lui mirent le doute.
« Mes enfants pourraient m’en vouloir de leur avoir donné du cadavre à manger.. Et s’ils avaient des problèmes de santé ? des allergies, s’ils devenaient obèses ? le risque est connu, et ce serait de ma faute".
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Après plusieurs mois, Aurélie mit au monde une fille, qu’elle élèverait non sans difficulté selon un régime omnivore ; jusqu’à ce que la petite fasse son propre choix, elle vivrait le quotidien de sa mère : remarques désobligeantes permanentes, moqueries de la part des autres enfants. L’enfant vivrait les mêmes discriminations, les mêmes doutes sur sa santé mentale, les mêmes difficultés pour trouver de la nourriture appropriée. L’enfant subirait tout ce qui est imposé à ceux qui sont différents de la masse.
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III
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Ainsi vivent les végétariens aujourd’hui, en 2008.
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Cette histoire, que j'ai adorée, a été écrite par une insolente veggie. Allez faire un petit tour sur son blog, ça vaut vraiment le coup !
Et un grand merci à miss Parisienne pour me l'avoir fait découvrir.

Nouvelle chanson de Maria Daines

Maria Daines est une artiste, fervente défenseuse des animaux. Elle a publié une nouvelle chanson qui parle d'un chien innocent, Shepp, que son propriétaire a laissé mourrir de faim pendant un mois. Les voisins ont été témoins de la souffrance du Shepp et personne n'a fait quoi que ce soit ... Notre monde va si mal ?

La chanson est Awsome ... vous pouvez la télécharger pour 2 € afin d'aider d'autres chiens et de faire en sorte que cela ne se reproduise plus. Faites-le, à la mémoire de Shepp et à la mémoire de tous les animaux innocents.

http://www.dogsdeservebetter.org/justiceforshepp.html

Signez également la pétition: «Justice pour Shep un chien affamé à mort"

http://www.thepetitionsite.com/65/justice-for-shep-a-dog-starved-to-death

Celui qui tourmente les animaux sous prétexte de recherche scientifique est parfaitement capable de torturer des hommes. Tourmenter, torturer : cela répond au même instinct sadique. Le célèbre Dr Mengele, l'atroce vampire allemand d'Auschwitz, faisait lui aussi de la "Recherche scientifique"…
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Philosophe Vladimir Jankélévitch - (1903 - 1985)

Pourquoi Vegan ? Ce que les lobbys des grandes industries ne veulent pas que vous sachiez

Cuisiner Vegan c'est une cuisine compassion de laquelle sont absents tous produits d'origine animale. La cuisine vegan ce sont les odeurs, les saveur soubliées, le plaisir de préparer des plats à partir d'ingrédients qui empliront votre chez vous d'odeurs épicées ou exotiques, ce sont des couleurs sur votre table, mais surtout c'est l'harmonie retrouvée, parce qu'aucun animal ne finira pas dans votre assiette.

ONE VOICE - URGENCE PLANETAIRE


URGENCE PLANETAIRE
One Voice lance le mouvement One World, One Conscience
(« J’écoute ma conscience ! »)
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One World, One Conscience


L’élevage, la viande : le désastre
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La soif de viande de l’humanité nuit aux animaux, à la planète et à la population humaine.
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Chaque semaine, dans le monde, près d’un milliard d’animaux sont abattus pour leur viande. Ce nombre colossal inclut environ 900 millions de poulets, 17 millions de moutons et de chèvres, 24 millions de porcs et six millions de bovins. Si tous ces animaux formaient une queue unique devant un abattoir, sa longueur atteindrait presque la distance de la Terre à la Lune. Mais ce ne sont pas seulement les animaux qui payent le terrible prix de cette obsession de la viande, grandissante et complètement irréaliste.
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Ce rapport spécial de One Voice explique aussi que la consommation de viande avec l’industrie des élevages en pleine expansion qu’elle implique – porte atteinte à la santé humaine et à l’environnement planétaire à une échelle inédite.
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Notre rapport révèle que selon une pléthore de travaux scientifiques, la viande – à l’instar d’autres produits animaux comme le lait est une des principales causes de bien des maladies chroniques ou mortelles actuelles, parmi les pires. Il fait aussi état des dégâts effrayants que l’industrie des élevages cause à la planète, depuis les crises écologiques dans lesquelles elle joue presque toujours un rôle déterminant jusqu’à la destruction des forêts tropicales et équatoriales, en passant par le changement climatique. Il montre aussi, et c’est le plus consternant, que l’industrie des élevages pille les récoltes mondiales de fourrage pour que les pays les plus riches aient leur compte de hamburgers, de steaks et de poulets tandis que les populations les plus pauvres sont affamées.
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Surtout, notre rapport permet de découvrir qu’il est possible de lutter contre les ravages de la consommation de viande et de l’industrie des élevages, que c’est relativement facile, et qu’il importe de s’y consacrer d’urgence. en attendant, c’est la planète même que l’humanité est en train de grignoter peu à peu, et ce faisant, elle se condamne elle-même.
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One Voice

Les Gros Cons - Le Chasseur


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Chasseurs gros cons !
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Ah, comme ça fait du bien, comme c’est vrai, comme c’est bon.
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Chasseurs gros cons !
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On dirait que ces mots n’ont été inventés que pour aller ensemble.
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Chasseurs gros cons !
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La revoilà venue l’époque des chiens aux clochettes, des bottes pleines de boue, des poches pleines de sang.
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Ils sont partout, leurs fusils jamais cassés, leurs regards de haine et leurs vociférations qui couvrent les chants des oiseaux.
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Dès qu’ils passent derrière la maison, les coups de feu réveillent les gosses.
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Ils s’en foutent bien de la maison, des gosses, des chiens, des animaux, de la vie. Ce qu’ils veulent c’est tuer, tuer quoi qu'il arrive, tuer avant de rentrer, tuer quelque chose ou quelqu'un, tuer absolument, tuer à tout prix.
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Et après tout, comment leur en vouloir ? C’est vrai, c’est si bon de tuer. Oter la vie à toutes ces saloperies sur pattes, ces charognes qui peuplent la nature, à toutes ces bêtes qui n’ont même pas d’âme !
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Tuer c’est bon, mais c’est interdit.
Quand on tue un gosse parce qu’il criait trop fort on va en taule, quand on tue une vieille dame pour lui voler son sac on va en taule, quand on tue un bijoutier pour lui voler sa caisse on va en taule. Qu’est-ce que c’est que cette vie où on n’a plus le droit de tuer ?
Sauf que si. On peut encore.
On peut encore s’acheter un fusil, s’habiller kaki et se balader au milieu des promeneurs, au milieu des cultivateurs, au milieu des villages, des villes et des champs et tuer des animaux, autant qu’on veut, même des espèces protégées, même des chiens, même d’autres chasseurs. (27 morts en 2003, 29 en 2004, en 2005 25 seulement, il y a du relâchement.)
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Ca c’est chouette ! Quand on est chasseur on a le droit de tuer. Comme James Bond à la télé, sauf que là les gens meurent pour de vrai. C’est chouette et c’est français.
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Chasseurs gros cons !
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Et puis les chasseurs, ils aiment bien la nature. Ils ne cessent de le répéter à qui veut bien l'entendre. C'est même un de leur principal cheval de bataille; Ils aiment la nature et c'est pour ça qu'ils tuent. Logique.
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Ils aiment bien marcher dedans, même sans tuer personne, c'est bien connu, ça porte bonheur.
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Les chasseurs ils aiment la nature comme le proxénète aime sa gagneuse, comme l’Amoco Cadiz aime les côtes bretonnes, comme les requins aiment les surfeurs.
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Chasseurs gros cons !
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Comment peut-on autoriser un million 400 mille gros cons à terroriser 62 millions de français ?
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Chasseurs, je vous exècre, je vous dégueule, je vous conchie.
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Chasseurs gros cons et vos cousins les toréros, gros cons et vos oncles les mercenaires, gros cons et vos amis les ecclésiastiques, gros cons et vos modèles les fascistes, gros cons et vos idoles les marchands de canons, gros cons.
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Chasseurs gros cons, ça va sans dire mais ça va tellement mieux en le disant.
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Baïan-Donovan
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Tribune Libre